Libres. Sans peur. #CharlieHebdo

Je reprends le clavier parce que je ne sais pas dessiner. Je ne suis pas Charlie.

Pour les traits d’esprit politique, pour le coup de griffe, pour l’humour au vitriol, pour la satire, j’aimerais avoir été Charlie.

Pour le boulot entre potes avec la volonté de changer un peu le monde et d’ouvrir les yeux, j’aimerais être Charlie.

Pour l’irrévérence et la fronde, je pourrais être Charlie.

Pour cette farouche défense du droit à ne pas être d’accord, à s’exprimer pleinement, à partager son opinion, à oser dire, je suis Charlie.

Les idées exposées n’étaient pas toujours les miennes ; ceux qui s’expriment, s’exposent. Ils s’exposent à la critique aussi bien qu’à l’indifférence. Ils s’exposent au ralliement comme à la contestation. Je n’ai pas toujours été tout sourire en lisant Charlie Hebdo, j’ai grogné parfois. Chaque contestation n’a fait que confirmer mes positions, parce que c’est aussi à cela que servent les débats.
Ces idées n’étaient pas toutes miennes mais elles étaient là. Libres. Sans peur. Insolentes.
Ils étaient là. J’espère qu’ils sont partis comme ça. Libres. Sans peur. Insolents.

Je suis Charlie

Liebster award…

MoiJe_05062005Y’a sushiesan qui m’a taguée… Alors je suis obligée de répondre (même si je ne retaguerai personne. Suis comme ça moi), je vais m’y prêter de bon coeur.
Me voilà donc prête à dévoiler 11 choses sur moi et répondre à 11 questions… C’est parti !

 

 

A propos de moi.

  1. Je suis allée plusieurs fois à San Francisco, c’est ma ville préférée au monde je pense. A la fois proche de la nature et très urbanisée, cette ville a une véritable identité. Et, une histoire.
  2. J’ai été élevée en partie par ma grand-mère, une femme forte, à la vie bien remplie.
  3. Je ne supporte pas les films d’horreur qui parle de possession, cela me fiche une trouille bleue. Des tripes, tant que tu veux. Des décapitations, à foison. Mais des mecs qui viennent t’habiter, jamais !
  4. J’ai su parler 5 langues différentes, et j’adorais ça.
  5. J’ai plusieurs tatouages, tous dans le dos, tous signifiant quelquechose de précis, tous avec un rapport entre eux.
  6. J’ai eu les cheveux très courts, très longs, très roses, très platine, très bruns, très roux. Mais pas tout en même temps !
  7. Je ne résiste pas à une jolie paire de chaussures.
  8. Depuis des années, je joue au chat et à la souris avec le fait de partir vivre au Canada. Une véritable bonne raison me retient toujours en France, toutefois le Canada et moi, je sais que nous sommes destinés à vivre ensemble un jour.
  9. J’ai toujours rêvé d »avoir » un loup. Et dans mon envie d’expatriation dans les contrées du Nord, il y a certainement un peu de ce rêve irréalisable certes, cependant j’aurais peut être l’occasion d’en voir.
  10. Je suis en amour pour mon fils. Sans être totalement guimauve, ce petit bout de plein de choses qui grandit un peu plus tous les jours est un élément important de ma vie. Le regarder jouer et rire est une vraie source de réconfort.
  11. Je suis définitivement plus chien que chat.

Mes 11 questions.

  1. Quel est le dernier livre que tu as lu ?
    J’ai relu L’arrache-coeur de Boris Vian. Je suis une inconditionnelle de ses textes que je trouve très inspirés, inspirants même et très crus tout en étant poétiques (sans aucun doute mon auteur français de référence).
    Et en lecture « nouvelle », je me suis attelée à Pig Island de Mo Hayder qui est une auteure que j’apprécie beaucoup (je suis très livre noir).
  2. On demande toujours quel livre tu conseillerais, moi je te demande lequel tu déconseillerais à tout prix ? Et pourquoi ?
    Tu vas m’en vouloir mais j’ai détesté Twilight. J’ai lu toute la série en une semaine pour aller au bout, tout en trouvant l’écriture très pauvre et les personnages me donnaient envie de les tuer à coups de hache.
  3. Plutôt livre ou ciné ?
    Plutôt livre pour le coté « ne pas déranger ». J’apprécie le cinéma, mais pas les gens au cinéma ce qui est un sérieux frein. Du coup, je regarde souvent les films à la maison, bien installée, sans le pénible qui parle ou envoie des textos, ou la greluche qui mange des m&ms.
  4. Si tu pouvais revenir en arrière pour changer un évènement de ta vie, le ferais-tu ? et lequel ?
    Je ne suis pas sûre que je le ferais. Si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce/à cause de tous ces évènements même s’ils ont été difficiles, ils ont construit ce que je suis. Alors rien. Même si j’aimerais dire aurevoir à certaines personnes disparues et les serrer dans mes bras en leur disant qu’elles me manqueront tous les jours.
  5. Serais-tu prêt à enterrer un cadavre pour quelqu’un ? Qui ?
    J’ai un sens aigu de la justice ; dans un film, je serai la moralisatrice qui te dis d’aller te dénoncer à la police ^^ néanmoins pour un petit nombre d’individus très très proches, je pense être capable d’aller très loin.
  6. Si tu ne devais plus manger qu’un seul plat dans ta vie lequel serait-ce ?
    C’est cruel ça !! Y’en a tellement. Je suis une fan de la cuisine italienne (de la simplicité, des bons produits et voilà) la facilité serait de dire : un risotto. Toutefois, pour l’anecdote, quand je reçois des étrangers à la maison, je cuisine toujours des plats très français comme la blanquette, et je propose toujours LE plat que je trouve délicieux et convivial : la raclette. Des pommes de terre, du bon fromage, de la bonne charcuterie, le bonheur.
  7. Plutôt balade en forêt ou lecture/film/tout autre activité devant un feu de cheminée ?
    Balade en forêt, mais à Paris c’est limité, donc balade tout court. Avec mon appareil photo glissé dans mon sac. Toujours.
  8. Lors d’un premier rendez-vous, quel trait de caractère/manie/geste… te fais fuir sans possibilité de retour ?
    J’hésite entre la personne qui prend tout le monde de haut, ou l’intolérante. Et ça vaut pour un rencard amoureux comme amical ! Celui-lle qui traite le serveur avec dédain, balance des discours plein de clichés, montre une nature peu ouverte d’esprit, n’aura pas de place à ma table !
  9. Si tu pouvais diner avec quelqu’un de connu, réel ou imaginaire, qui tu choisirais ?
    Waou, difficile question. Peut être Stephen King, pour comprendre son processus créatif.
  10. On a tous des gens « connus » qu’on achèterait volontiers juste pour les battre tellement ils nous énervent, qui est-ce ? Si tu es anti-violence, remplace « les battre » par « les envoyer en orbite » ^^
    Je te ferais bien le laïus « ignore ceux que tu détestes » toutefois ce serait bien hypocrite. Je n’ai pas de cible particulière en ce moment.
  11. T’aimes tu ?
    Je me suis « trouvée » donc oui, sans aucun doute.

Donne moi ton avis, je te dirai qui tu es.

washPlus je passe de temps dans ce monde, plus je constate que nous sommes animés par ce besoin fou et quasi viscéral que l’humain a de partager leur opinion. Sur l’actualité, sur une décision, sur la vie sexuelle du président, sur la couleur du canapé de la voisine…
Et ce n’est pas contenu aux réseaux sociaux, tu trouveras des débatteurs dans le bus, à la terrasse des cafés, près de la machine à café ou assis à coté de toi à l’heure du diner.

C’est humain. Nous aimons montrer aux autres que nous pensons, que nous aussi nous possédons un cerveau qui fonctionne, et que par le biais de raisonnement compliqué nous sommes arrivés à une certaine conclusion. Ca prouve que l’on a compris ou maîtrise le sujet. Ou alors pas du tout, et nous tombons souvent dans des clichés à force de raccourcis et déductions faciles. La parole est belle, mais le fond est creux.

L’écueil arrive quand celui en face n’est pas d’accord et pose un raisonnement construit, d’ailleurs à ce moment là, tes arguments tombent comme des châteaux de cartes si le fond n’est pas un peu « documenté ».
Deux options :
– ouvert d’esprit tu vas l’écouter et essayer de le faire changer d’avis, tu vas débattre, exprimer ton opinion, souvent camper sur tes positions et ton opinion car c’est un truc forgé dans tes tripes qui fait que tu es sûr-e de toi et tu les (te ?) défendras coute que coute.
– décontenancé-e, tu vas sombrer dans le pire travers : l’insulte. Qui, nous le savons, ne fait absolument pas avancer le débat et te fait passer pour celui qui n’a pas d’argument.
Un « t’es vraiment un sale connard » n’a jamais fait avancer les choses, et trop souvent offre même du crédit à celui que tu agresses.

Alors avant de te lancer dans un débat, juste pour « faire comme ci » en disant que « Bidule est le roi des cons » ou « Machine est une garce », je n’aurais pour conseil que de t’inviter à un peu détaillé ce qui t’a mené à ce jugement. Parce que le point de vue exposé est peut être celui d’une bête immonde (à tes yeux. La subjectivité tout ça…) toutefois si tu veux rallier des gens à cet avis, il faudra aller un peu plus loin que de sauter à la conclusion.

Ne te contente pas des on-dits, des avis prémâchés, et des raccourcis évidents. Re-flé-chis. Crois-moi, ça fait toujours plus sérieux.

Mon dressing & moi…

Dressing« Pas assez de place » « Rien à me mettre » « Où est mon petit pull noir/ma robe rouge à col claudine/ma jupe à sequins ? (rayer les mentions inutiles) » sont les phrases qu’il doit le plus entendre. Il gère les conflits comme personne : calmement et en silence. Mon dressing et moi, nous avons une relation particulière.

En effet, je vis une histoire d’amour passionnée et passionnelle avec ce coin de mon appartement. Un simple regard à ses piles de tissus suffit à me faire sourire ou me faire hurler de rage. On ne fait rien dans la demie-mesure lui et moi. Parfois il me recrache des piles de vêtements au visage, la faute à un rangement aléatoire, sûrement à cause de la fois où j’ai tenté d’attraper mon pantalon turquoise tout en bas de la pile sans tact et sans délicatesse. Parfois je force un peu pour faire rentrer cette nouvelle robe sur la penderie, en pestant intérieurement, et il se laisse faire sans grogner. Cependant, sans lui, je serai perdue. Aucune armoire ne supporterait ma collection de robes, chaussures, de jeans et de tops en soie. Il est patient. Il accumule mes collections et sait jongler entre Hiver et Eté. Il est discret et se fait oublier sitôt les portes fermées.

Je m’adonne à son rangement complet une fois par trimestre (quand les piles débordent de vêtements dans tous les sens et que je ne trouve plus rien). Tout est sorti et soigneusement rangé. Je revois son organisation pour la rendre optimale. Enfin c’est ce que j’espère. Soyons honnêtes, ce n’est jamais optimal. Et au bout de quelques jours déjà, les piles ressemblent à des tours de Pise menaçant de s’écrouler mais elles tiennent bon, cela me laisse penser que je serais toutefois une piètre architecte.

Le grand rangement me permet surtout de faire quelque chose d’utile : un peu de vide. Je ne fais pas que ranger, je trie. Et j’ai une règle : si je n’ai pas mis ce vêtement depuis 2 ans, je le mets de coté. Bien rangés dans des sacs, je fais ensuite don de tout cela à une association.

Près de chez toi, il y a bien une association, un container ou un lieu de collecte pour déposer tes dons. Ils seront heureux de récupérer cet énième sweat gris que tu ne mets pas ou cette paire de baskets que tu n’estimes « plus à la mode ». Et comme la nature déteste le vide, tu le rempliras plus tard, tout en pensant à à nouveau faire le tri d’ici quelques temps. Parce que finalement ce 13e jean brut, il préfère être porté que mourir au fond de ton placard, aussi bien rangé soit-il.

Alors n’hésite pas à faire plaisir à ton dressing : range, trie, donne !

L’automne…

Il est là.
Il est arrivé.
Il est à notre porte.
Il s’est installé pour un bout de temps
L’automne, sois le bienvenu.

Alors là, je te vois râler qu’il pleut, qu’il fait froid, que tu as déjà allumé ton chauffage. Et bien si ! Réjouis toi voyons.
L’automne c’est écouter la pluie, cuisiner de la soupe au potimarron (une recette ici tiens), se balader pour une chasse aux champignons, remettre des collants sous ses jupes, s’embrasser sous une averse, sauter dans les flaques, regarder les arbres devenir roux, se réchauffer sous un plaid, penser que c’est bientôt Noël…

Et puis surtout, ça sonne le retour de la raclette, et rien que ça, c’est une super nouvelle.