Le mariage pour tous…

Je ne me suis pas exprimée sur le sujet parce que je ne suis pas politique, je me contente d’être citoyenne.
Je n’exprime que peu mon opinion sur ce type de sujet parce que souvent les réactions des uns et des autres, quelques soient leurs camps, ont souvent pour conséquence de me décontenancer voire même faire perdre le peu de foi que j’ai en l’espère humaine.

Pendant les élections présidentielles, j’avais été choquée par les propos tenues par les gens que je croisais, de tous bords politiques, les mots teintés d’agressivité ont fleuri de toutes parts. Comme si l’insulte des camps adverses permettait de convaincre les indécis.
Je n’ai pas d’opinion extrême, je suis surement dans la mesure et un positionnement modéré. Pourtant, même si certaines opinions me donnent la nausée, je suis pour leur existence et leur expression, parce que c’est comme ça que je conçois la liberté et la démocratie.

La société a du évoluer.
Je suis allée à l’église ce week-end, pour un baptême, et le diacre a rappelé à notre bon souvenir que fut un temps, les femmes et les enfants étaient considérés comme inintéressants. On n’enseignait pas aux filles, c’était inutile. Leurs témoignages ne valaient rien non plus. Les hommes étaient seuls à construire la société, en tout cas les seuls dont l’avis comptait. Cela nous parait aberrant à nous, pays se disant civilisé, et pourtant aujourd’hui la place de la femme dans le monde n’est pas enviable partout.
Même si être une femme est parfois encore difficile, ne nous plaignons pas, nous pouvons vivre notre vie comme bon nous semble.

La société évolue.
Les femmes en France peuvent aller à l’école, voter, choisir leur vie, travailler, devenir mère en le souhaitant, épouser qui bon leur semble…
Ça nous fait sourire aujourd’hui, mais se souvenir que nos grands-mères avaient du mal à divorcer ou devaient avoir l’autorisation de leur époux pour ouvrir un compte bancaire, cela remet les idées en place. Alors oui, la machine à laver a changé nos vies de femmes en nous faisant gagner du temps, mais c’est surtout l’évolution de nos droits qui a fait pété le carcan dans lequel était prisonnier notre statut de faible femme.

La société doit évoluer.
La séparation de l’Église et l’État : 1905
Le divorce est autorisé par l’État depuis 1792 cependant… Et ce contre l’avis de l’Église. Les religions ne reconnaissent pas le divorce, pourtant il est entré dans nos mœurs, qu’elles aient été d’accord ou non. Laissons donc les religions garder dans leurs prés leurs convictions, que leurs fidèles défendent leur position, et laissons la société évoluer comme elle se doit.

Que chacun exprime son opinion, soit.
Cependant, nous sommes une république, à la tête de laquelle nous avons élu un président par une majorité. La république doit être en marche, aider la société à changer, à s’adapter parce que ce qui était encore d’actualité hier peut ne plus l’être aujourd’hui.
Et il faut aussi la protéger d’elle-même et de ses travers extrémistes. Mais cela ne doit pas changer le cours de son évolution…

Voyage, voyage…

Partie boire un verre avec Pompon (j’aime tellement l’appeler Pompon…), nous avons discuté (crew des pipelettes) de nos vies respectives et la brunette me glisse que quand même j’ai pas mal voyagé. Réflexion faite, connexions neuronales établies, mémoire activée, je me rends compte que oui, pour le plaisir comme pour le boulot, j’ai quand même eu l’occasion de voyager (mon bilan carbone doit être dégueulasse. Pardon la planète).
En voilà une belle occasion de faire un bilan des miles parcourus !

Selon cette carte, j’aurais mis les pieds dans 41 pays, représentant 18% des pays existants.

Wow ! Je ne pensais pas.

Certains ont été visités plusieurs fois parce que finalement, on ne visite que très rarement un pays entier, on va surtout à la rencontre d’une ville ou d’une région.
L’Italie m’a vue pointer le bout de mes ballerines à Milan, Florence, Lucca, ou Venise et les user dans toute la Toscane.
L’Ecosse a entendu mon accent à Edimbourg comme à Oban ou Fort William, et Glen Coe a quelque fois torturé mes cuisses pendant des intenses randonnées.
Le Canada m’a nourrie en sirop d’érable été comme hiver à Montréal comme dans les Laurentides.
Les Etats-unis ont subi mes virées d’Ouest en Est, en passant par le centre, le spring break en Floride, les grands parcs et une magique rencontre avec un coyote, le Noël à New York, le surf près de San Francisco, les néons de Vegas…
Le Japon a partagé ses cerisiers en fleurs à Tokyo, ses kimonos à Kyoto et la majestueuse vue sur le Fuji.

Tout ça m’a donnée l’envie de partir au bout du monde.
Parce que fondamentalement aventureuse, j’aime découvrir les paysages, les gens, discuter autour du plat local, rentrer dans un musée et en prendre plein les yeux, faire plein de photos et rager parce qu’il pleut.
Dans les prochaines destinations, il y a donc sur ma liste la Nouvelle-Calédonie, l’Indonésie, le Vietnam, le Pérou et New York (ça fait longtemps que je n’y ai pas fait mon pèlerinage rituel).

Il ne reste plus qu’à décider.
Et avoir des vacances…

 

Ps: la Pompon, vous la retrouvez sur Twitter @poupipoupompon
rePs: je me suis prise d’amour pour le blog de JuliaChou pour qui je traduis certains articles (ça parle de voyages et de bouffe, entre autre, normal que je craque)

 

Les BD et leurs mondes alternatifs…

Je suis une grande consommatrice du thème (sur) exploité du monde alternatif, sur tout type de support. Le cinéma tourne et retourne le sujet, les romans font couler un peu d’encre, et la bd n’est pas en reste. Je te propose ma sélection qui s’offre à toi chez les meilleurs libraires.
(ouais je fête à ma façon la sortie du tome 15 de The walking dead !)

The Goon (première publication : 1999). Eric Powell.
« Le Goon », que nous traduirons par le « bourrin » dans un français adapté, voit le jour dans le comic du même nom. Dans une ville où règne en maître un gang de zombies mené par the zombie Priest  (le prêtre zombie), le Goon tabasse du poulpe, du cannibale comme du vampire.
Ce comic mêle à la fois tristesse et humour, valeurs honorables et tendances psychopathes. La toile de fond ressemblerait à un film de gangster des années 30, le ton lui est très contemporain. Laissez vous séduire par cette brute au grand cœur et de son acolyte décalé dans un registre qui mélange les directs du gauche et le surnaturel. Chaque nouveau chapitre est un plaisir aussi bien dans l’écriture que dans son illustration. Powell est un grand en devenir, il est à surveiller de près.
Un extrait « Ah ouais ? Quand je tombe sur quelque chose comme ça, j’essaie juste de lui boxer la tronche… Tu fais quoi toi ?».

Apocalypse sur Carson City (première publication : 2010). Guillaume Griffon.
Dans le fin fond du Nevada, un savant militaire fou (mettre les mots dans l’ordre qui vous plaira) se livre à des expériences pour le moins douteuses, et la petite ville de Carson city se retrouve envahie par des mangeurs de chair. Il faut intervenir !
C’est avec ce pitch très cinématographique que Griffon nous livre des albums remplis de références au 7eme art. A la manière d’un film, de la bande annonce, à la description des personnages, en passant par des cadrages tarantinesques, il sait tenir un rythme haletant de la première à la dernière case. Le style noir& blanc est très graphique, avec des personnages singuliers, et se nourrit de dialogues ciselés, et un choix de répliques sans faille.
Un extrait « Bon sang, soldat, un peu de cran que diable ! Vous n’allez pas me dire que vous n’avez jamais vu de macchabées. Faites comme eux, gardez la tête froide et reprenez-vous…C’est un ordre nom de Dieu ! ».


Tony Chu (première publication: 2009). John Layman et Rob Guillory.

Un détective cannibale dans un monde où la volaille a été interdite faute à la grippe aviaire… Pourquoi pas ! Tony Chu est un agent spécial travaillant pour une agence spéciale, le Département de Répression des Aliments et Stupéfiants, possédant un don spécial, celui de s’approprier la nature et les émotions de tout ce qu’il mange. Imaginez les informations qu’il tire d’un cadavre encore frais (ou pas).
Très colorée malgré des histoires souvent sombres, on prend plaisir à tourner les pages des chapitres de cette BD. Les personnages sont attachants sans être trop complexes et l’histoire se laisse porter par cet agent spécial hors norme. Un petit goût de pas assez peu être, qui appelle sans nul doute à une autre dégustation.
Un extrait « Nan. Il en a probablement pour moins de 500 grammes avec son blanc et ses deux ailes. Ce pauvre bougre a sûrement claqué tout son salaire dedans. ».

The Walking dead (première publication : 2003). Robert Kirkman, Tony Moore puis Charlie Adlard.

On entend parler de The walking dead surtout pour la série reprenant le contexte, alors que la véritable perle se situe sur le papier. Dans un monde envahi par les morts-vivants, des personnages complexes se construisent et se détruisent au fil du récit, tout en cherchant à survivre et se recréer un semblant de « vie ».
Ce comic laisse la part belle à l’imagination. On ne voit pas tout, on imagine beaucoup (et c’est souvent le pire). Le virus invasif sert d’excuse à Kirkman pour nous servir des êtres humains en perdition. Beaucoup de tensions au fil des pages et de vrais cas de conscience.
Tu te surprendras à te demander « et moi, qu’aurais je fait à sa place ? »
Un extrait « Ca ? … Ce n’est rien qu’une égratignure… ! ».

Zombie (première publication : 2010). Olivier Peru, Sophian Cholet, Simon Champelovier.
Bientôt… L’invasion débutera bientôt. C’est le parti pris par cette BD française qui annonce que dans un futur proche, la plus grande partie de l’humanité sera réduite à l’état de zombie. Réduite ? Rien n’est moins sur. Ils sont plus nombreux que nous, et ils sont dangereux.
Cette BD pose la question essentielle qui est « qu’est ce qui fait de moi un « humain » ? ». Lorgnant vers The walking dead, Zombie réussit pourtant à se forger son identité propre. Les planches sont très réussies, soignées, elles dégagent bien toute l’énergie du récit, et permettent de partager la quête de son héros. Sans jamais tomber dans le gore excessif, le scénario s’appuie sur des images parfois violentes mais souvent justes. On s’immerge facilement dans ce monde de chaos.
Un extrait « Deux semaines que la prison a été évacuée, que je tiens le coup en buvant l’eau des chiottes…»

Fais donc un tour dans ces pages, tu m’en diras des nouvelles.
Et puis lire une BD gore dans le métro ou au bureau peut te permettre d’obtenir un peu de tranquilité !

Mon suprême secret…

Je fais partie d’un groupe, d’un clan, d’une secte presque…

Un groupuscule obscur qu’on pourrait qualifier d’extrémiste si on occulte la violence et la terreur, et ce même si les données que nous analysons sont d’une extrême violence, sous une épaisse couche de déviance.

Dans notre monde, nous régnons en maîtres absolus, décidant de qui mérite les honneurs et qui sombrera dans l’oubli. Notre sentence est digne de celle de Denis-KohLanta-Brogniart, elle est irrévocable.
Nous sommes une communauté. Plus de 200 membres qui désignent des élus une fois par an, après une année passée à scruter le web & la télé, à assister à des évènements variés, à donner de sa personne quitte à y laisser un peu de sa santé mentale.
Un an.
365 jours à l’affut.
Des heures de visionnage.

Et un jour, le grand moment arrive.
Il faut se décider. Mettre en avant les meilleurs pour que la communauté puisse élire le plus représentatif par caste est la difficile mission de nos chefs.
Dès la fin des votes, les urnes virtuelles sont dépouillées, les résultats mis sous pli et pourra commencer la grande cérémonie. La consécration. La grand messe annuelle. Le grand rassemblement. (Amen.)
Dans la joie et l’allégresse, beaucoup de nos membres assistent à ce moment unique et attendu, vêtus de leurs plus beaux atours. Il faut faire honneur à nos élus.

Notre communauté reste secrète. Nous œuvrons dans l’ombre. Nous sommes le dernier bastion, sorte de templiers des temps modernes (en beaucoup mieux habillés et moins bons en combat à l’épée. Nous luttons une coupe de champagne à la main).

Il est temps. Nos grands chefs ont lancé les votes. Bientôt nous serons tous ensemble, unis contre l’envahisseur.
Voici un des visages de notre ennemi. Mais il en a beaucoup. Des milliers. Notre tâche est ardue.

Tu l’as compris, nous élisons le meilleur du pire, afin de lutter contre la mauvaise chanson/le mauvais clip/le mauvais goût. Les menaces sont multiples, se déguisant sur des pochettes de disque ratées, s’insinuant sur les ondes radio, squattant les clips du milieu de la nuit, coiffant les plus grandes stars de prothèses capillaires les plus ridicules… Mais n’aies crainte. Nous veillons.
Nous sommes vos gardiens.

Et si tu te poses la question, oui on se bouffe plein de petits fours en étant de très mauvaises langues, médisantes et intarissables. Et oui, on peut rire de tout, même du pire. Nous en sommes la preuve.

Les Hipsters…

Hipster… Hipster… Le terme mis à toutes les sauces.
Pour toi au fond qui te demande encore ce qu’est un hipster, je dirais que c’est un mélange de tendance et d’avant-gardisme.

 

 

Enfin de quelqu’un qui se veut tendance et avant-gardiste. Le Hipster fuit le mainstream (oui j’ai décidé de faire dans les mots anglais barbares aujourd’hui) et finalement surfe sur la même vague que ses congénères donc génère une tendance donc devient mainstream.
Les Wayfarer en lunettes de vue, c’est lui.
La Lomography à tout va, c’est lui.
Le bio qu’est trop cool, c’est lui.
Le vélib a 3h du mat pour économiser afin de s’acheter un Vespa primavera de 58, c’est lui.
Les photos shootées à l’iPhone via une super appli trop cool qui fait des images vintages, c’est lui.
La robe à fleurs de Mamie Ginette pour aller en soirée, c’est lui (enfin elle).

Tu visualises mieux là ? Tu as forcément un hipster dans ton entourage ou quelqu’un qui voudrait claquer sa paye dans un reflex numérique pour prendre des photos artistiques (c’est ce qu’il dit, en fait ce qu’il prend c’est juste une photo d’une chaussure abandonnée sur le trottoir… « nan mais c’est trop l’image de notre société de consommation t’as vu »).

Donc notre pote Hipster rejete la société uniforme, le monde de consommation tout pourri, la pensée unique, le mouvement de masse. Il a envie d’être celui qui réfléchit (l’intellectuel), celui qui créé (l’artiste), celui qui ose (l’aventurier), celui qui s’exprime à contre-courant (le rebelle) et celui qui sait (le témoin). Beaucoup de pression sur ses frêles épaules (à force de manger de l’avoine et des courgettes bio, il n’est pas bien épais notre branchouillé), alors qu’à y regarder le Hipster suit une mode, celle d’être contre la mode. Ils sont devenus tendance et fashion. La honte !

Dans les quartiers bobiobo, il fleurit des jeunes couples ou colocations de gens cools,  qui font les courses au marché, achètent du pain aux chataignes, discutent avec le caviste, et boivent des bières à 5 euros en terrasse du bistrot « comme chez papy ». C’est une vieille brasserie « comme avant », tu sais une de celle où tu peux manger des rillettes à la crème de soja du Japon, dont Jean-B le patron a fait HEC mais a dit fuck à sa belle carrière dans la finance pour faire ce qu’il avait toujours voulu faire : de la photo. Comme il aime bien boire des coups avec ses potes, il a ouvert un troquet où on se sent comme à la maison avec ses tables en formica toutes différentes, des chaises de récup et de la vaisselle dépareillée pour faire genre on s’en fout (non non non ce n’est pas du tout un concept marketing pour se faire du fric, Jean B il veut pas de ta tune, mais pense à règler l’addition de ton fish’n’chips comme à Londres à 22 euros s’teu plé). Jean B et les habitants du quartier sont des hipsters évolués, ils investissent dans des apparts haussmaniens ou des bébés, voire les deux (le Hipster n’élève pas ses enfants en banlieue, sauf s’il a un loft dans une ancienne menuiserie, un lieu avec une âme).

Oh merde…

Je suis un Hipster.
Mais savoir, c’est un premier pas vers la guérison, il parait.
Ce soir, pas d’avoine ni de graines de sésame, ce sera raclette. Et mon appareil photo restera au fond de mon sac. Toutefois mon sac vintage Yves Saint Laurent déniché dans un dépot-vente, là, désolée mais je ne peux pas y renoncer… Un pas après l’autre, d’accord ?

Et une petite vidéo pour toi le garçon, afin de t’aider à comprendre l’évolution du Hipster. ( La fille, t’en n’as pas besoin, tu sais toi, tu lis les mags féminins !)