Donne moi ton avis, je te dirai qui tu es.

washPlus je passe de temps dans ce monde, plus je constate que nous sommes animés par ce besoin fou et quasi viscéral que l’humain a de partager leur opinion. Sur l’actualité, sur une décision, sur la vie sexuelle du président, sur la couleur du canapé de la voisine…
Et ce n’est pas contenu aux réseaux sociaux, tu trouveras des débatteurs dans le bus, à la terrasse des cafés, près de la machine à café ou assis à coté de toi à l’heure du diner.

C’est humain. Nous aimons montrer aux autres que nous pensons, que nous aussi nous possédons un cerveau qui fonctionne, et que par le biais de raisonnement compliqué nous sommes arrivés à une certaine conclusion. Ca prouve que l’on a compris ou maîtrise le sujet. Ou alors pas du tout, et nous tombons souvent dans des clichés à force de raccourcis et déductions faciles. La parole est belle, mais le fond est creux.

L’écueil arrive quand celui en face n’est pas d’accord et pose un raisonnement construit, d’ailleurs à ce moment là, tes arguments tombent comme des châteaux de cartes si le fond n’est pas un peu « documenté ».
Deux options :
– ouvert d’esprit tu vas l’écouter et essayer de le faire changer d’avis, tu vas débattre, exprimer ton opinion, souvent camper sur tes positions et ton opinion car c’est un truc forgé dans tes tripes qui fait que tu es sûr-e de toi et tu les (te ?) défendras coute que coute.
– décontenancé-e, tu vas sombrer dans le pire travers : l’insulte. Qui, nous le savons, ne fait absolument pas avancer le débat et te fait passer pour celui qui n’a pas d’argument.
Un « t’es vraiment un sale connard » n’a jamais fait avancer les choses, et trop souvent offre même du crédit à celui que tu agresses.

Alors avant de te lancer dans un débat, juste pour « faire comme ci » en disant que « Bidule est le roi des cons » ou « Machine est une garce », je n’aurais pour conseil que de t’inviter à un peu détaillé ce qui t’a mené à ce jugement. Parce que le point de vue exposé est peut être celui d’une bête immonde (à tes yeux. La subjectivité tout ça…) toutefois si tu veux rallier des gens à cet avis, il faudra aller un peu plus loin que de sauter à la conclusion.

Ne te contente pas des on-dits, des avis prémâchés, et des raccourcis évidents. Re-flé-chis. Crois-moi, ça fait toujours plus sérieux.

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Les entretiens d’embauche #2

Un jour, il y a presque un an, je te parlais de comment t’habiller à un entretien. Parce que c’est important d’être à l’aise dans ses vêtements.
Mais tu te demandes aussi ce que tu vas pouvoir raconter…

Il faut être concis sans être cryptique.
Il faut être enjoué sans paraître exalté.
Il faut donner envie sans surjouer.
Il faut être honnête tout en se vendant.
Il faut parler beaucoup sans paraître brouillon.
Il faut être souriant sans avoir l’air niais.
Il faut être posé sans être lymphatique.
Il faut être synthétique sans faire l’impasse sur l’important.

Il faut beaucoup de choses en fait, c’est un vrai casse-tête pour se préparer.
Et il ne faut pas être trop préparé pour garder de la spontanéité et un peu de fraicheur. Autant dire que l’exercice est périlleux.

Mon conseil se résumerait en trois mots. Rassurer. Sourire. Avoir envie.
Ce triptyque est celui qui fera la différence.
Parce que ton parcours, le recruteur l’a eu sous les yeux quand il a choisi ton cv, il a juste besoin de comprendre comment faire coller ton expérience à ses attentes. C’est là où tu le rassures, lui montres que ton expertise est celle dont il a besoin, que tu as bien pigé le poste. Tu mettras donc en avant pendant l’entretien tes expériences en rapport avec ce que tu auras compris du job proposé. Tu ponctues l’entretien d’un discours enthousiaste parsemé de sourire, et le tour est joué.

Il faut être naturel, le but étant que le recruteur sache à qui il parle et ait envie de bosser avec toi. Ca ne sert à rien de faire semblant, tôt ou tard le masque tombe et t’es souvent le plus emmerdé des deux.

Alors on prend son courage à deux mains, on bosse un minimum son entretien (ça veut dire connaître son cv et savoir l’expliquer), on reste souriant et ça se passera bien. Enfin, jusqu’au moment où il t’envoie bosser à 34km de chez toi pour la moitié du salaire que tu demandes, mais ça… c’est une autre histoire…

Kheiron…

Les boules, c’est l’automne.
Ouais il commence à faire froid le soir et surtout nuit vers 20h, de quoi te foutre le moral en l’air en moins d’deux. C’est donc le moment de faire marcher la boîte à rire pour oublier le ciel gris.

Et ce week-end, j’avais décidé de me faire Kheiron (en tout bien tout honneur voyons, tu m’connais).

Alors avouons qu’au départ j’étais moyennement enthousiaste. Je n’avais vu qu’une fois le jeune homme au Jamel Comedy Club, et entraperçu son personnage de « Bref » qui ne me faisait rire que grâce à sa vulgarité… Autant dire que c’était pas gagné d’avance.

Une 1ere partie nous offre un Baptiste Lecaplain survolté. (Si tu sais pas qui c’est Baptiste, c’est lui). J’adore ce mec, c’était une très bonne nouvelle de voir qu’il allait assurer le début du show et il a assuré !

Après cet échauffement de qualité, arrive le Kheiron sur scène. Il ne lui aura pas fallu plus de 5 minutes pour me convaincre que j’allais passer un excellent moment, avec une vanne avec le mot « pédophile » et hop, j’étais déjà conquise. (NB : mais quelle idée ont les parents d’amener un gosse de 10 ans voir un onemanshow qui ne soit pas celui d’Yves Duteil ?)

Que ce mec est cynique.
Que ce mec tape juste.
Que ce mec est drôle.
Que c’est bon !
De sujets crus, du verbe cru, de la provoc’ comme il faut, et beaucoup de répondant. Kheiron, c’est donc l’assurance de passer un excellent moment avec des tranches de vie savoureuses, dans les pures règles du stand-up. L’interactivité peut en dérouter certains (mon Type me fusillait du regard dès que j’avais le malheur de lever la main) mais vas-y sans crainte, cela reste bon enfant et toujours plein d’humour.

Je te conseille donc mille fois de te déplacer pour voir l’excellent chéri-coco (comprendra qui peut). Allez j’t’aide, tu peux choper des places ici.
Ami parisien tu n’as aucune excuse pour ne pas y aller.
Ami de province, t’as plus qu’à espérer qu’il passe vers chez toi ou te déplacer à Paris, ville du mal et de la luxure.

Alors file te faire mal aux joues à force de rire, t’attends quoi là ???!!

Conseil du jour : draguer au soleil…

V’là qu’on nous parle de l’été indien, comme si on avait eu un été déjà…  Quoiqu’il en soit, les terrasses de café se remplissent à nouveau en fin de journée et la tête encore un peu en vacances, la drague reprend son cours. Mais draguer quand il fait 30 degrés à l’ombre, ça peut devenir un tour de force (je suis optimiste, en septembre il fera beau beau beau).
Le soleil rend l’esprit moins vivace mais tout de même obnubilé par l’exposition de peau qui s’offre à lui.
Point de régime miracle dans les lignes qui vont suivre car les véritables secrets de la drague estivale ne résident pas dans la numérologie faite grâce à la taille de ton jean…
Livraison gratuite des points clé à ne pas oublier en ces beaux jours, même si t’as la flemme et que tu as repris le boulot, pour faire chavirer les cœurs (ou tout autre partie visée)… Fais toi plaisir, même en sueur !

– Soigner l’extrémité basse de ton anatomie.
Les pieds se découvrent dans nos sandales et tongs, voire même s’exposent près des lieux de baignade. Ne les libère pas sans surveillance et vérifie leur image. Ils doivent être présentables, n’oublie pas que vous ne ferez qu’une fois une première impression.

– Gaffe aux poils.
Qu’on les aiment et les porte longs, qu’on les combattent en les taillant courts ou qu’on les veuillent inexistants, il faut choisir son camp. Les poils, ça s’entretient. Pas de jungle informe mais du jardin à la française. Du structuré.

– Jamais sans mon déo.
Il fait chaud, il fait moite, même la jolie brise de la fin de journée ne te sauvera pas de l’abondante transpiration accumulée. Et que je n’entende pas « moi je ne transpire pas », car soit tu mens, soit tu es un lézard.

– Manger.
Ça parait anodin mais l’été, les apéros en terrasse font oublier la nécessité de répondre à ce besoin primaire. On papote, on se désaltère et hop, on est bourré*. Alors on pense à remplir régulièrement la panse et la soirée sera plus productive et plus longue (au moins dans ta mémoire).

– Choisir sa tenue.
Disons le de suite, le lin c’est surfait. Ça fait Massimo Gargia sur le retour et non ce n’est pas fluide, c’est froissé ! Alors abandonne le négligé travaillé, et fais dans le classique.
A moins d’être allongé sur le sable ou la piscine, le maillot de bain n’est pas un vêtement de ville… Même en station balnéaire. Enfile au moins un tee-shirt, ça fera moins kéké/bimbo des plages.
Et non, la chemise hawaïenne n’est pas cool. Elle est ringarde.

– Mettre de la crème solaire.
Ça fait responsable. Et propose en autour de toi, ça fait généreux et prévenant.

– Rester concentré.
Les publicités vantant les derniers maillots de bain ou les régimes minceur sont toujours là, même si ils parlent de la rentrée (et le trip soquettes/kilt reste un fantasme pour quelques hommes). Un regard vers elles peut te coûter cher à l’égo comme à la drague. Alors pour ne pas perdre ton incroyable confiance en toi ou pire décevoir l’élu(e) de ton cœur en louchant sur un décolleté ou un duo de pectoraux, concentre toi sur ton objectif.
Ça vaut pour les pubs, comme pour la copine un peu dévêtue ou le mec au dos bronzé, ne te disperse pas !

A toi de jouer et de suivre ces conseils précieux qui pourront porter leur fruit un soir d’été et je sais que vous en serez éternellement reconnaissant (je prends les dons et les cadeaux. Merci).

* message à caractère informatif : « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ».
L’abus de soleil aussi.
Et sortez couverts.
Et prenez un pull, le fond de l’air est frais.

Toi, l’entreprise qui ne répond pas quand on candidate…

Je suis en rogne.
Soit je continuais à grouter dans mon coin.
Soit je le bloguais par ici.
Soit je tentais un médium plus large.

Le Plus a hébergé mon coup de gueule contre ces entreprises qui recrutent mais qui ne prennent pas la peine de répondre à leurs postulants…
Mon article est ici

J’étais à deux doigts de balancer la liste des entreprises qui ne répondent pas lorsque l’on candidate. Sauf que cette liste ne faisait que s’allonger à chaque échange avec une personne en recherche d’emploi. Déprimant. Déconcertant.
Un de mes followers Twitter m’a justement fait remarquer sous forme de clin d’oeil, que pour avoir le nom des entreprises qui avaient démocratisé cette pratique RH douteuse, il suffisait d’ouvrir les Pages Jaunes.
J’ai ri.
Jaune.