Ce qui m’aurait manqué…

Je devais bientôt m’envoler vers une autre comté, pas seulement pour des vacances mais pour y installer un bout de ma vie. Commencer une nouvelle aventure.
Mais la vie, ce truc qui aime faire des blagues, m’a placée devant un choix difficile.

J’ai décidé de repousser ce voyage dans les contrées lointaines à plus tard, ce plus tard pouvant être dans 1 an comme dans 10. Plus tard quoi…

Empreinte de nostalgie, j’avais commencer à lister ce que je laissais derrière moi.
Plein de choses m’auraient manquées, c’est certain. Pêle-mêle je pense…
aux balades sur les quais de Seine,
aux déjeuners-sushis dans le jardin des Tuileries,
à mon quartier des Batignolles que j’aime tant,
aux soirées à la Bellevilloise,
aux expositions toute l’année,
à la lumière si particulière des nuits parisiennes,
aux commerces qui semblent avoir 100 ans,
au Marais pour son shopping et ses dimanches animés,
aux apéros aux deux magots à St Germain,
à la Tour Eiffel qui éclaire le ciel,
aux petits restos un peu partout dans la capitale,
à la fontaine Stravinsky,
aux Grands Magasins Haussmann,
à l’Opéra Garnier et ses ballets,

Toutes ces petites choses qui font ma vie actuellement et me manqueraient très certainement. J’ai emmagasiné des souvenirs, fait crépiter l’appareil photo, fait le tour de mes endroits préférés. Paris est une ville que j’aime profondément.
Et puis finalement, il me reste encore du temps pour râler contre le bus en retard, le métro bondé, les parisiens désagréables ou le manque de taxi le vendredi soir à Châtelet.
Ouf, je suis sauvée !

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Claudia Tagbo…

Jamel Comedy Club  / Augustin DETIENNE / Canal PlusC’est samedi après-midi, il fait beau. Si j’allais m’enfermer dans un théâtre. Parfois on se demande ce qu’il me passe par la tête. Mais après des semaines de temps d’automne, le moral en berne m’a amenée sur les traces de l’humour, et à prendre des billets pour le one-woman-show show de Claudia Tagbo.

Un régal.
Bouillonnante d’énergie, un gigantesque sourire sur sa frimousse, l’humoriste nous a baladés d’histoire en histoire, entre deux pas de danse très poumpoumshort !
Même mon compagnon de sortie, sachant que la gente masculine s’en prend un peu derrière les oreilles, a ri et passé un très très bon moment.
Tous les ingrédients du stand-up sont présents. Elle joue avec le public, nous faisant participer allègrement à ses anecdotes acidulées, et on s’y prête de bon cœur.

C’est plein de bonne humeur, d’amour et de grandes vérités…
Une heure et demie de bons mots, d’enchainements de situations cocasses, d’intermèdes musicaux, remplie du talent et la joie communicative de Claudia. (je peux t’appeler Claudia ? Merci).
On égratigne les hommes, mais c’est ça qu’on aime. Un spectacle à partager avec sa mère, sa soeur, sa meilleure pote, ses copines de boulot, pour un enterrement de vie de jeune fille, un anniversaire ou juste pour passer un moment dans une bulle qui fait mal aux abdos tellement tu t’bidonnes !

Une mention spéciale pour la fin du spectacle, un grand moment de bonheur collectif, je ne te gâche pas le plaisir de le découvrir et surtout le vivre.
Si tu veux prendre une place, c’est ici. Et pas d’excuse, Claudia joue en après-midi et en soirée, tu pourras te coucher tôt ou te lever tard. (Et elle ne joue pas qu’à Paris).

Les rues de Paris…

Paris est sale.
Pas encore élevée au rang de capitale de la crasse mais je pense qu’on s’en approche. On pointe du doigt les sans-abris, les chiens, les poubelles dégueulantes, les voitures, mais à aucun moment on ne regarde vraiment le fond du problème : l’être humain.

 

Paris est sale.
De plus en plus, et le seul responsable c’est celui qui y met les pieds. Je te vois sourire en coin et avoir cru que j’allais accuser le parisien, cet être détesté par la France entière, mais que nenni. Les touristes ne sont pas en reste, Français ou étrangers, à croire qu’à force de voir les locaux cracher sur leur ville, ils en ont pris les travers.

Paris est sale.
Les rues sont jonchées de détritus en tout genre. La cannette qu’on a baladé 2 heures dans notre sac mais qui parait si lourde qu’il faut s’en débarrasser une fois vide. La fin de son sandwich, le trognon dans lequel ne reste du thon-crudités qu’une effluve. Le ticket de caisse devenu encombrant. Le briquet qui vient de rendre l’âme. Sa chaussure droite, le tube de crème pour les mains, l’emballage de son blanc de dinde… Et je ne parle là que des laissés pour compte que j’ai croisé en revenant de mes courses apéritives (c’est vendredi, c’est permis)… A croire qu’il est sur-humain de franchir les 10 mètres vers la poubelle la plus proche tant on doit se débarrasser de ce qui ne trouve plus usage.

Paris est sale.
Et c’est de notre faute. On peut toujours râler contre les chiens qui urinent sur les arbres, le vrai problème est plutôt le maître qui ne ramasse pas la crotte. Jeter à terre est devenu normal, alors pourquoi s’emmerder à récolter les déjections alors qu’elles se dégraderont toutes seules contrairement à la boîte de petits pois. A croire que l’on se fout de tout et de tout le monde, et que cela n’embête personne de se balader en slalomant entre les ordures (et je ne parle pas des hipsters hein).

Paris est sale.
Et ça me met en rogne. Parce que je l’aime ma ville, je l’aime mon quartier, et glisser sur un emballage de jambon n’égaye pas mon quotidien. Sans déconner, y’a une poubelle tous les 15 mètres par chez moi et ils trouvent encore moyen de balancer tout par terre, dans les caniveaux, sur les trottoirs, perchés sur les rebords de fenêtre, coincés dans des gouttières, parfois ça frise le génie.

Paris est à l’image de ce que l’on fait d’elle… Abandonnée et souillée.
Vraiment, je n’aimerais pas être Paris.

Les jours de pont…

… Quand moi, je ne fais pas le pont !

C’est dégueulasse. C’est moche. C’est déprimant. C’est injuste.
Non pas que je bosse aujourd’hui (ma vie professionnelle faisant une volontaire pause), c’est plutôt le no man’s land que deviens mon quartier dès qu’un jour férié pointe son museau un mardi ou un jeudi. Le monde s’arrête.

Plus de boulangerie.
Plus de fromager.
1 resto sur 2 ouvert.
Plus de caviste.
La fin des haricots me diras tu. Comme un mois d’août mais version nuit à 18h.
Parce que là sans déconner, j’écris, il est 17h53 sur l’écran de Steve, je jette un oeil à ma fenêtre, et il fait nuit. Les lampadaires sont allumés. Les télés tournent à plein tube (non cathodique). Les volets se baissent. Les rues sont vides.

Tout ça pour dire que ce pont, je ne l’aime pas. Fait tout noir et tout vide.
Je vais donc m’enfermer à la maison devant quelques films d’horreur que je ne manquerai pas de te commenter dans ces pages.
Donc au menu :
The midnight meat train : un psychopathe qui tue le dernier passager du dernier train, un journaliste qui enquête. Note importante : il les tue ET les mange… Miam.
2 épisodes d’American Horror Story (je suradore cette série US). Si glauque et si étrange.
Insidious : un couple, des gosses, un qui tombe dans le coma, des forces maléfiques. Brrrr.
Tucker & Dale vs. Evil : deux ploucs, un groupe d’ados. Chacun a peur de l’autre. Du gore et du rire. Youpi.

J’ai mes réserves de chips, de gâteaux, de coca. Les ampoules sont neuves (pas de risque de panne qui me filerait une attaque sur le champ), le chien est prêt et surentrainé, le téléphone a le plein de batterie (pour les sms d’effroi à l’Homme, qui bosse sur un projet qui va révolutionner le monde avec ses potes et qui me laisse seule le soir de Samhain), je suis prête.
Ce soir, c’est Halloween night en mode Single & Scream. Pour faire un peu traditionnel, j’ai fait une délicieuse soupe butternut/lentilles/curry, ça fera plaisir à mangerbouger.fr.

Allez les pétasses, on oublie ce pont à la con, et on s’fait peur !

Dédo…

Tu as bien compris que je suis le genre de nana à donner son avis sur tout et surtout sur les autres. Ben voilà, hier j’ai assisté à  la première de Dédo au Théatre de dix heures.

 

Première impression : Super !
Seconde : Top !
Dernière : Allez-y !

On a passé un super moment, à rire aux larmes (et je ne suis pas spécialement bon public). La pétasse extérieure était en escarpins et froufrous (le dimanche je suis au taquet du froufroutage) mais la pétasse intérieure vibre pour Metallica. Autant dire qu’un environnement chevelu me plaira toujours.
Je suis capable de me pointer à un concert des Big Four en greluche-style. Et le pur-jus, sans le coté décalé années 50 sexy-pin-up-style. Le contemporain hein. Celui qui fait que les metalleux se demandent si je ne me suis pas trompée de lieu de rendez-vous entre le bar-pub hurlant des chansons de Pantera, et le bar karaoké où l’on mmmmme du Natasha St Pier (fais moi penser à me moquer de Natasha un de ses 4).

Avant d’aller voir Dédo, il te faudra certaines références, et je t’en offre une, juste là.
Non ne me remercie pas ! C’est un plaisir.

J’en reviens au sujet initial…
Va donc t’offrir plus d’une heure de sou/fou-rires dans une bonne ambiance, avec une participation du public souhaitée. Du stand up comme on l’aime, avec des bons mots sur des sujets crus, des enchaînements que tu ne sens pas arriver et une vraie présence. Tu saupoudres ça d’un peu d’impro’ (il en faut quand tu joues autant avec le public) et tu obtiens un show qui ressemble plus à un pote que tu regarderais faire le con pendant des heures en te bidonnant qu’à un spectacle hyper bien huilé (ce qu’il est pourtant).

Ainsi, ami parisien, tu sais comment occuper un dimanche soir maussade !
Le garçon, tu apprécieras le personnage et sa vision de la femme…
La fille, tu apprécieras le personnage et sa vision du reste du monde…