Envie d’ailleurs

away we goC’est l’automne, la déprime saisonnière va bientôt pointer le bout de son nez à mesure que les journées de soleil déclinent. Plutôt que d’investir dans des séances d’UV (c’est mauvais pour la peau) qui ne feront pas revenir les beaux jours de toute façon, je commence une cure de vitamines (un grand verre de jus de fruits au réveil ce sera déjà pas mal) et rêve à mes futures vacances.

J’ai toujours beaucoup voyagé, pour le travail mais surtout pour le plaisir, et ma soif de découverte ne s’est jamais éteinte. Alors en cas de coup de blues, je me réfugie dans les guides touristiques et pense à mon prochain carnet de voyage. Chacun son antidépresseur !
Changer d’air, c’est aussi et surtout s’aérer l’esprit, et ça fait du bien.
Voyager, c’est un choix de vie. Découvrir et parfois redécouvrir un lieu, des gens, une lumière, une façon de vivre. C’est s’ouvrir un peu plus au monde, et c’est précieux.
Et pas besoin de partir au bout du monde pour se changer les idées ! Sauter dans un train pour faire 100 km et cela peut déjà être le début de l’aventure. Il faut juste savoir déconnecter et savourer les moments en dehors de sa routine.

En ce moment, plusieurs destinations me feraient de l’oeil :

– les plaines enneigées du Canada (se perdre dans le grand nulle part),
– les néons éblouissants de Las Vegas (pour assister à un match UFC),
– la mystérieuse Moscou (tout ça pour porter une toque en fourrure)
– les colorées planches de surf de Sydney (une grande ville où tu peux surfer, c’est pas le rêve ?)
– le mythique jazz de la Nouvelle-Orléans (sous la pluie, de préférence)
– l’accueillante Stockholm (pour encore une fois, marcher sur la glace de l’archipel)

Voyager, c’est se créer des souvenirs pour affronter les journées d’hiver…
Et toi, tu as envie d’aller où ?

 

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Mon arrondissement

Quartier de la ButteAprès près de 7 mois passés dans mon nouvel arrondissement, je commence tout juste à prendre mes marques. J’ai enfin dégoté le bar sympa du coin, le meilleur chocolat chaud de tout Paris, la petite boutique pleine de mignonneries, et surtout le traiteur italien et le fromager qui déchirent. Je me sens presque chez moi…

J’ai déménagé pour des raisons à la fois économiques et pratiques, parce que je l’aimais moi mon quartier d’avant, avec ses bars, ses squares, son architecture, ses restaurants délicieux, son siège de la scientologie, son coté bobohipstertropinouétasvu par contre me manque un peu moins. Mais il me fallait une pièce de plus, une salle de bains digne de ce nom et un loyer qui frôle le raisonnable. Tout cela n’était pas conciliable avec mon joli appartement haussmannien. Tout cela n’était pas compatible avec mon quartier des Batignolles.
Nous avons donc migré. Un arrondissement plus loin. Au pied de la Butte.

Le 18eme populaire, multi-éthnique, accessible, toujours actif, doux mélange de jeunes célibataires et vieux autochtones. Où tu trouves encore une bière à moins de 5 euros. Où les commerçants aiment parler. Où tu peux diner dans un étoilé comme un kebab.

Je me suis acclimatée à mon havre de paix au milieu de la ville (la chance d’être au coeur d’un jardin, vraiment ça n’a pas de prix), et finalement cet arrondissement me ressemble plus, moins tape à l’oeil que le précédent. On parle parfois de déménager (pour acheter) et la question se pose de rester ou non dans le coin. A part un immense parc où balader mon fier quatre pattes, rien ne manque à mon épanouissement de résidente parisienne.

Et j’vous ai parlé du traiteur italien ? Non mais vraiment, le bonheur ça tient à peu de choses…

La ville…

rat des villes ? Je suis en vacances. Là où j’avais décidé de partir « au vert », c’est à dire dans la campagne profonde, au milieu de rien, avec des champs ou des collines à perte de vue, je me retrouve finalement en ville. Une jolie ville hein, mais une ville quand même. Suis-je un rat des villes plutôt qu’un rat des champs ?

J’ai passé mes années primaires à la campagne, dans un village avec moins de 2000 habitants. Le genre de village où tu connais tout le monde, où on te fait crédit pour le pain au chocolat du goûter, où le boucher te file de la viande en rab’ pour tes chiens, où le maire est aussi ton instit’, où le bureau de tabac fait aussi dépôt de pain-brasserie-P.T.T. (bim, ce retour dans le passé !), où tu fais du vélo dans la garrigue, où tu traverses deux rues pour aller monter à cheval, et où on t’appelle « les parisiens » parce que toute ta famille n’est pas languedocienne… Ce genre de village là.
Et une adolescence en ville. Je parlais déjà de ma volonté d’habiter en ville ici. Mais pourquoi aussi y partir en vacances ?
J’aime la campagne. Le calme, la douceur de vivre, le rythme. Regarder par la fenêtre et voir une vache en buvant mon café est un petit plaisir. M’isoler dans la maison familiale, celle qui sent le bois fumé, le vieux parquet et l’herbe humide, c’est replonger dans mes souvenirs. Partir à la campagne en vacances, c’est oui, pour les moments où j’ai besoin de calme, pour se ressourcer un peu, une sorte de trip ermite des bois. Sauf que la majeure partie du temps, j’ai envie de voir plein de choses (et je n’en ferai pas la moitié), de flâner dans les rues, de dégoter des boutiques improbables, de faire des photos urbaines (c’est mon péché mignon de photographe), d’aller dans les musées d’art moderne… Et ça devient inconciliable avec la maison perdue dans les champs.
J’ai aimé faire de la motomarine sur les lacs des Laurentides, mais j’ai encore plus apprécié l’atmosphère de Montréal.
J’ai aimé me balader à Bryce Canyon pour ses couleurs folles, mais j’ai encore plus apprécié la douce folie de San Francisco.
J’ai aimé découvrir les paysages toscans, mais j’ai encore plus apprécié l’architecture de Florence.
J’ai aimé pique-niquer au bord du lac au pied du mont Fuji, mais j’ai encore plus apprécié la trépidante Tokyo.

Pour mes vacances estivales 2013, je suis donc à Bordeaux. (pas possible de prendre l’avion de suite de suite, alors les grandes escapades seront pour plus tard. L’Islande, t’inquiète pas, je ne t’aies pas oubliée). Les rues piétonnes, les vieilles églises, le charme de ses ruelles, les cafés en terrasse sur les places… Une bien jolie découverte que cette ville que je ne connaissais pas (oui on peut avoir été à Tokyo plusieurs fois mais ne pas avoir mis les pieds dans une des plus grandes villes de France).
Et demain, pour réveiller le rat des champs en moi, direction les vignobles. Parce que le rat que je suis, aime le bon vin !

Le GPS : enfin sur vos écrans…

Au mois d’avril, je te parlais du Grand Projet Secret, souviens-toi.
Bon depuis, il y a eu quelques fuites (sur la fin, tu craques un peu et tu laisses filtrer des informations) et puis il y avait bien quelques personnes au courant de toutes façons.
Le GPS a 10 doigts, 10 orteils, 1 nez en trompette, 2 yeux violets et porte un pyjama bleu aujourd’hui.
Le GPS a 10 jours.
Le GPS, c’est mon fils.

un sacré GPS !
Pourquoi garder le secret ?
Un peu par superstition. Un peu par envie de garder ça pour moi. Un peu pour conserver de la légèreté par ici, et du « spécial grossesse » ailleurs… Parce que pendant de ces longs mois de découverte et d’angoisse, j’ai écrit. Si tu veux y faire un tour, c’est par là :  https://unepochettesurprise.wordpress.com/

Le GPS a vu le jour. C’est une nouvelle aventure pour moi.

 

 

 

Bienvenue chez moi…

Essuie tes pieds !Depuis quelques semaines, je fais de nouvelles rencontres. Via internet. Alors avant de décider de se voir, on se découvre, se pose quelques questions, s’assure qu’on est bien sur la même longueur d’ondes. Puis vient le moment où on se met d’accord sur la date du rendez-vous, et ils débarquent avec leur valise.

Depuis quelques semaines, je suis hôte pour airbnb.
Airbnb, si tu ne connais pas, c’est un site communautaire pour héberger ou se faire héberger entre particuliers. C’est une formule que je connaissais en qualité de voyageuse et qui me séduit. Ayant l’appartement qui va bien, je me suis décidée à proposer une de nos chambres pour des courts séjours, afin de rencontrer des gens de tous horizons et aussi, soyons honnêtes, pour subventionner un prochain achat indispensable (des chaussures ?). Et après deux mois et 14 personnes différentes, le bilan est très positif.

C’est une sacrée organisation pour recevoir dignement nos « clients » mais je fais en sorte que cela reste un plaisir et jamais une contrainte.
Je prends un soin particulier à préparer la chambre et j’ai ma petite check-list : nettoyer de fond en comble, changer les draps, imprimer le guide de la maison et celui du quartier, installer les livres divers et variés et ne pas oublier la bouteille d’eau d’accueil, et parfois un bouquet de fleurs. Et l’accueil commence même avant cela, puisque j’envoie un « comment venir chez nous » pour que mon cher hôte ne se perde pas dans les transports en commun ou dans les jardins de ma résidence.
De l’organisation je t’ai dit ! (et accessoirement faut aussi ranger et nettoyer le reste de l’appartement).

Et uniquement de bonnes expériences jusqu’à aujourd’hui.
Bien sûr, il y a des gens avec qui tu t’entends plus ou moins, avec qui tu as plus ou moins d’affinités. Je n’aurais échangé que quelques mots avec un duo d’Allemandes qui se nourrissaient de flocons d’avoine dans du lait chaud avec de la cannelle uniquement (je HAIS la cannelle) ou uniquement croisé rapidement les Québécoises venues visiter Paris en 2 jours chrono. Néanmoins, une Grenobloise aura partagé un apéro avec nos amis et gouté mes fameux sablés au parmesan. Nous aurons fait un plat typiquement franchouillard à notre couple d’Argentins (une raclette ! BON SANG une raclette !) lors d’une soirée où nous avons refait le monde. Et nous aurons discuté musique avec un Bostonien jusqu’à pas d’heure autour d’un verre de whisky. De très bons souvenirs avec des personnes différentes que je n’aurais sûrement pas croisé autrement.

Voilà pourquoi j’apprécie cette formule dans le vent de l’économie collaborative. C’est un échange de bons procédés… Pour le logé : une chambre/un appart dans un endroit qui lui fait envie, un contact avec des « locaux » qui partagent les bons plans de leur ville, un coût moins important que chez un hôtelier. Pour le logeur : échanger avec des guests de tous pays, avoir des contacts pour un voyage futur peut être, se faire un peu de sous.
Si ça ce n’est pas une relation gagnant-gagnant !