Liebster award…

MoiJe_05062005Y’a sushiesan qui m’a taguée… Alors je suis obligée de répondre (même si je ne retaguerai personne. Suis comme ça moi), je vais m’y prêter de bon coeur.
Me voilà donc prête à dévoiler 11 choses sur moi et répondre à 11 questions… C’est parti !

 

 

A propos de moi.

  1. Je suis allée plusieurs fois à San Francisco, c’est ma ville préférée au monde je pense. A la fois proche de la nature et très urbanisée, cette ville a une véritable identité. Et, une histoire.
  2. J’ai été élevée en partie par ma grand-mère, une femme forte, à la vie bien remplie.
  3. Je ne supporte pas les films d’horreur qui parle de possession, cela me fiche une trouille bleue. Des tripes, tant que tu veux. Des décapitations, à foison. Mais des mecs qui viennent t’habiter, jamais !
  4. J’ai su parler 5 langues différentes, et j’adorais ça.
  5. J’ai plusieurs tatouages, tous dans le dos, tous signifiant quelquechose de précis, tous avec un rapport entre eux.
  6. J’ai eu les cheveux très courts, très longs, très roses, très platine, très bruns, très roux. Mais pas tout en même temps !
  7. Je ne résiste pas à une jolie paire de chaussures.
  8. Depuis des années, je joue au chat et à la souris avec le fait de partir vivre au Canada. Une véritable bonne raison me retient toujours en France, toutefois le Canada et moi, je sais que nous sommes destinés à vivre ensemble un jour.
  9. J’ai toujours rêvé d »avoir » un loup. Et dans mon envie d’expatriation dans les contrées du Nord, il y a certainement un peu de ce rêve irréalisable certes, cependant j’aurais peut être l’occasion d’en voir.
  10. Je suis en amour pour mon fils. Sans être totalement guimauve, ce petit bout de plein de choses qui grandit un peu plus tous les jours est un élément important de ma vie. Le regarder jouer et rire est une vraie source de réconfort.
  11. Je suis définitivement plus chien que chat.

Mes 11 questions.

  1. Quel est le dernier livre que tu as lu ?
    J’ai relu L’arrache-coeur de Boris Vian. Je suis une inconditionnelle de ses textes que je trouve très inspirés, inspirants même et très crus tout en étant poétiques (sans aucun doute mon auteur français de référence).
    Et en lecture « nouvelle », je me suis attelée à Pig Island de Mo Hayder qui est une auteure que j’apprécie beaucoup (je suis très livre noir).
  2. On demande toujours quel livre tu conseillerais, moi je te demande lequel tu déconseillerais à tout prix ? Et pourquoi ?
    Tu vas m’en vouloir mais j’ai détesté Twilight. J’ai lu toute la série en une semaine pour aller au bout, tout en trouvant l’écriture très pauvre et les personnages me donnaient envie de les tuer à coups de hache.
  3. Plutôt livre ou ciné ?
    Plutôt livre pour le coté « ne pas déranger ». J’apprécie le cinéma, mais pas les gens au cinéma ce qui est un sérieux frein. Du coup, je regarde souvent les films à la maison, bien installée, sans le pénible qui parle ou envoie des textos, ou la greluche qui mange des m&ms.
  4. Si tu pouvais revenir en arrière pour changer un évènement de ta vie, le ferais-tu ? et lequel ?
    Je ne suis pas sûre que je le ferais. Si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce/à cause de tous ces évènements même s’ils ont été difficiles, ils ont construit ce que je suis. Alors rien. Même si j’aimerais dire aurevoir à certaines personnes disparues et les serrer dans mes bras en leur disant qu’elles me manqueront tous les jours.
  5. Serais-tu prêt à enterrer un cadavre pour quelqu’un ? Qui ?
    J’ai un sens aigu de la justice ; dans un film, je serai la moralisatrice qui te dis d’aller te dénoncer à la police ^^ néanmoins pour un petit nombre d’individus très très proches, je pense être capable d’aller très loin.
  6. Si tu ne devais plus manger qu’un seul plat dans ta vie lequel serait-ce ?
    C’est cruel ça !! Y’en a tellement. Je suis une fan de la cuisine italienne (de la simplicité, des bons produits et voilà) la facilité serait de dire : un risotto. Toutefois, pour l’anecdote, quand je reçois des étrangers à la maison, je cuisine toujours des plats très français comme la blanquette, et je propose toujours LE plat que je trouve délicieux et convivial : la raclette. Des pommes de terre, du bon fromage, de la bonne charcuterie, le bonheur.
  7. Plutôt balade en forêt ou lecture/film/tout autre activité devant un feu de cheminée ?
    Balade en forêt, mais à Paris c’est limité, donc balade tout court. Avec mon appareil photo glissé dans mon sac. Toujours.
  8. Lors d’un premier rendez-vous, quel trait de caractère/manie/geste… te fais fuir sans possibilité de retour ?
    J’hésite entre la personne qui prend tout le monde de haut, ou l’intolérante. Et ça vaut pour un rencard amoureux comme amical ! Celui-lle qui traite le serveur avec dédain, balance des discours plein de clichés, montre une nature peu ouverte d’esprit, n’aura pas de place à ma table !
  9. Si tu pouvais diner avec quelqu’un de connu, réel ou imaginaire, qui tu choisirais ?
    Waou, difficile question. Peut être Stephen King, pour comprendre son processus créatif.
  10. On a tous des gens « connus » qu’on achèterait volontiers juste pour les battre tellement ils nous énervent, qui est-ce ? Si tu es anti-violence, remplace « les battre » par « les envoyer en orbite » ^^
    Je te ferais bien le laïus « ignore ceux que tu détestes » toutefois ce serait bien hypocrite. Je n’ai pas de cible particulière en ce moment.
  11. T’aimes tu ?
    Je me suis « trouvée » donc oui, sans aucun doute.
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Mon dressing & moi…

Dressing« Pas assez de place » « Rien à me mettre » « Où est mon petit pull noir/ma robe rouge à col claudine/ma jupe à sequins ? (rayer les mentions inutiles) » sont les phrases qu’il doit le plus entendre. Il gère les conflits comme personne : calmement et en silence. Mon dressing et moi, nous avons une relation particulière.

En effet, je vis une histoire d’amour passionnée et passionnelle avec ce coin de mon appartement. Un simple regard à ses piles de tissus suffit à me faire sourire ou me faire hurler de rage. On ne fait rien dans la demie-mesure lui et moi. Parfois il me recrache des piles de vêtements au visage, la faute à un rangement aléatoire, sûrement à cause de la fois où j’ai tenté d’attraper mon pantalon turquoise tout en bas de la pile sans tact et sans délicatesse. Parfois je force un peu pour faire rentrer cette nouvelle robe sur la penderie, en pestant intérieurement, et il se laisse faire sans grogner. Cependant, sans lui, je serai perdue. Aucune armoire ne supporterait ma collection de robes, chaussures, de jeans et de tops en soie. Il est patient. Il accumule mes collections et sait jongler entre Hiver et Eté. Il est discret et se fait oublier sitôt les portes fermées.

Je m’adonne à son rangement complet une fois par trimestre (quand les piles débordent de vêtements dans tous les sens et que je ne trouve plus rien). Tout est sorti et soigneusement rangé. Je revois son organisation pour la rendre optimale. Enfin c’est ce que j’espère. Soyons honnêtes, ce n’est jamais optimal. Et au bout de quelques jours déjà, les piles ressemblent à des tours de Pise menaçant de s’écrouler mais elles tiennent bon, cela me laisse penser que je serais toutefois une piètre architecte.

Le grand rangement me permet surtout de faire quelque chose d’utile : un peu de vide. Je ne fais pas que ranger, je trie. Et j’ai une règle : si je n’ai pas mis ce vêtement depuis 2 ans, je le mets de coté. Bien rangés dans des sacs, je fais ensuite don de tout cela à une association.

Près de chez toi, il y a bien une association, un container ou un lieu de collecte pour déposer tes dons. Ils seront heureux de récupérer cet énième sweat gris que tu ne mets pas ou cette paire de baskets que tu n’estimes « plus à la mode ». Et comme la nature déteste le vide, tu le rempliras plus tard, tout en pensant à à nouveau faire le tri d’ici quelques temps. Parce que finalement ce 13e jean brut, il préfère être porté que mourir au fond de ton placard, aussi bien rangé soit-il.

Alors n’hésite pas à faire plaisir à ton dressing : range, trie, donne !

La ville…

rat des villes ? Je suis en vacances. Là où j’avais décidé de partir « au vert », c’est à dire dans la campagne profonde, au milieu de rien, avec des champs ou des collines à perte de vue, je me retrouve finalement en ville. Une jolie ville hein, mais une ville quand même. Suis-je un rat des villes plutôt qu’un rat des champs ?

J’ai passé mes années primaires à la campagne, dans un village avec moins de 2000 habitants. Le genre de village où tu connais tout le monde, où on te fait crédit pour le pain au chocolat du goûter, où le boucher te file de la viande en rab’ pour tes chiens, où le maire est aussi ton instit’, où le bureau de tabac fait aussi dépôt de pain-brasserie-P.T.T. (bim, ce retour dans le passé !), où tu fais du vélo dans la garrigue, où tu traverses deux rues pour aller monter à cheval, et où on t’appelle « les parisiens » parce que toute ta famille n’est pas languedocienne… Ce genre de village là.
Et une adolescence en ville. Je parlais déjà de ma volonté d’habiter en ville ici. Mais pourquoi aussi y partir en vacances ?
J’aime la campagne. Le calme, la douceur de vivre, le rythme. Regarder par la fenêtre et voir une vache en buvant mon café est un petit plaisir. M’isoler dans la maison familiale, celle qui sent le bois fumé, le vieux parquet et l’herbe humide, c’est replonger dans mes souvenirs. Partir à la campagne en vacances, c’est oui, pour les moments où j’ai besoin de calme, pour se ressourcer un peu, une sorte de trip ermite des bois. Sauf que la majeure partie du temps, j’ai envie de voir plein de choses (et je n’en ferai pas la moitié), de flâner dans les rues, de dégoter des boutiques improbables, de faire des photos urbaines (c’est mon péché mignon de photographe), d’aller dans les musées d’art moderne… Et ça devient inconciliable avec la maison perdue dans les champs.
J’ai aimé faire de la motomarine sur les lacs des Laurentides, mais j’ai encore plus apprécié l’atmosphère de Montréal.
J’ai aimé me balader à Bryce Canyon pour ses couleurs folles, mais j’ai encore plus apprécié la douce folie de San Francisco.
J’ai aimé découvrir les paysages toscans, mais j’ai encore plus apprécié l’architecture de Florence.
J’ai aimé pique-niquer au bord du lac au pied du mont Fuji, mais j’ai encore plus apprécié la trépidante Tokyo.

Pour mes vacances estivales 2013, je suis donc à Bordeaux. (pas possible de prendre l’avion de suite de suite, alors les grandes escapades seront pour plus tard. L’Islande, t’inquiète pas, je ne t’aies pas oubliée). Les rues piétonnes, les vieilles églises, le charme de ses ruelles, les cafés en terrasse sur les places… Une bien jolie découverte que cette ville que je ne connaissais pas (oui on peut avoir été à Tokyo plusieurs fois mais ne pas avoir mis les pieds dans une des plus grandes villes de France).
Et demain, pour réveiller le rat des champs en moi, direction les vignobles. Parce que le rat que je suis, aime le bon vin !

La femme enceinte, la personne à abattre…

75941448Une amie m’a envoyée cet article hier « Je suis enceinte et j’ai le culot de chercher du travail« .
Ma petite âme féministe a sauté hors de mon corps pour se mettre à râler très fort. L’article (ainsi que les commentaires…) m’a à la fois étonnée, dégoutée, et fait réfléchir. Tout ça, sans cesser de pester.

Pour résumer l’article, l’auteure cherchant du travail pendant sa grossesse fait face aux refus des futurs employeurs ainsi qu’aux remarques peu encourageantes concernant cette quête qui leur paraît complètement stupide pour une femme dans « sa condition ».
Une phrase m’a choquée « Enceinte je suis, écartée du monde du travail je resterai. »
C’est très dur comme réflexion, mais à la lecture de l’article cela parait si vrai.

J’ai été recruteuse moi même, et manager de services de taille plus ou moins importante, je n’aurais jamais ni porté de jugement sur la grossesse d’une future collaboratrice (ni celle d’une collaboratrice en poste d’ailleurs. Au contraire, c’est l’occasion de fêter un évènement heureux), ni pris en compte ce critère comme un motif de non sélection.
Mon dernier employeur avait recruté une femme enceinte à un poste à responsabilités, je n’avais pas à l’époque eu l’impression qu’il était un héros pour autant… Là, je me dis que cet homme était un saint.
Bien sûr que cela se réfléchit, cela implique une organisation en trois étapes (grossesse-congé mat’-retour) mais je ne passerai jamais à coté d’une candidate de qualité parce qu’elle a décidé (ou non d’ailleurs) de faire un enfant. Ce serait hérétique ! Je le prendrai en compte dans mon planning, mes projections, je réfléchirai à long terme, mais cela ne bloquerait nullement ses chances d’intégrer mon équipe. Il ne manquerait plus que ça.

Et on parle des femmes, qui certes sont soumises de toutes façons au congé maternité (4 mois hein, en cumul avant/après grossesse, pas 2 ans non plus les gars), mais les pères aussi peuvent prendre le relais de la mère et poser un congé parental. Et oui, c’est un droit. Alors quoi ? On interdit les futurs parents dans les entreprises ? Stérilisation pour tous ? Vasectomie et ligature pour s’assurer un personnel dévoué ?
Et encore, s’ils ont déjà eu des enfants, les sagouins peuvent poser des jours « enfants malades », ont besoin de congés pendant les vacances scolaires, ont des impératifs d’horaire parfois… N’embauchons que des pré-pubères, on sera tranquille !

Les employeurs devraient commencer à vraiment réfléchir avec leur tête plutôt que leurs clichés, ça ferait du bien à tout le monde.

Chez moi…

IKEA Demain, je déménage.
Ce qui veut dire quelques temps sans un accès internet convenable et une vie à slalomer entre les cartons en attendant d’avoir des placards dignes de ce nom. En attendant, je vais hanter Ikéa pour trouver une table pour ma cuisine. Mais là n’est pas la question…

Si tu as suivi ma vie sur Twitter, tu sais que j’ai fait visiter mon appartement que ce soit grâce à une annonce Facebook dans laquelle je proposais une mise en relation avec l’agence, ou part l’agent immobilier lui même. Pendant ces 18 visites, j’ai tout entendu concernant mon intérieur.
Petits extraits choisis :
« Vous allez repeindre en blanc ? » Béh c’est à dire que c’est déjà blanc là.
« J’aurais pas meublé comme ça » Ca tombe bien, il est à louer vide, je garde mes meubles moches.
« J’aurais pas meublé comme ça »(bis). Moi je ne serai jamais sortie avec une jupe si moche, chacun sa croix.
« Vous laissez les chaussures haha » Oui bien entendu, contre 20 000 €. En cash.
« Les guitares sont incluses dans le loyer haha » Oui bien entendu, contre un rendez-vous avec José Gonzalez, Jack Johnson et Chris Cornell. Deal ?
« Vous reprenez bien le chien haha » Sachant qu’il ne supporterait pas de vivre avec des couillons, la réponse coule de source.
« Comment faisiez vous pour vous laver dans cette petite salle d’eau ? » Assez simplement en fait, je prenais place dans le bac à douche, et je faisais couler l’eau. Essayez c’est magique.
« Vous laissez tout l’électroménager bien sûr ». Bien sûr, gratos, et je rachète tout, j’aime dépenser inutilement.
« Donc les toilettes sont séparées » Comme quand on dit « toilettes séparées » en fait.
« C’est possible que la propriétaire refasse une grande salle de bains et gagne de la place sur la cuisine ». Oui, la proprio va faire 10 000 € de travaux pour un appart qu’elle n’habite pas, sans y être obligée, c’est une philanthrope.
« Si vous baissez le loyer de 200 €, je le prends » Bah ne le prenez pas alors.

J’aurais tout entendu. Du commentaire sur les sacs dans mon dressing au choix de couleurs des murs. J’ai décidé de répondre au premier degré à chaque question ou commentaire, beaucoup plus simple et encore plus désarçonnant pour l’émetteur.

Demain cela cesse. Je file mon double de clés à l’agence qui se débrouillera avec les visiteurs impolis (le bonjour est apparemment une expression désuète) ou qui ne se présentent jamais (6 lapins au compteur, bon résultat).
Demain, je pose mes valises dans un appartement tout neuf.

A demain alors !