L’art d’être malade…

C’est un truc que tu vis parfois comme une fatalité. Pourtant à la réflexion cela t’offre un nouvel  horizon.
Tu as un statut Facebook désigné.
Tu peux te plaindre sur Twitter.
Tu feras des photos de ta énième tasse de thé sur Instagram…
Et au delà de tout ça, tu es chez toi. Alors opportunité ou malédiction ?

Je suis à la maison depuis 2 jours.
Je ne sors que pour rendre visite à mon médecin ou un long rendez-vous dans un centre d’imagerie médicale lors duquel on me dira que je suis une patiente idéale dotée d’une belle cage thoracique (si c’est une tentative de drague, c’est assez inédit).

Être alitée et profiter de ce temps, c’est un art.
Comme je suis consciencieuse et ne veut pas accumuler trop de retard au boulot (le retard qui me ferait faire des 8h/20h pendant une semaine complète et renoncer à toute vie sociale), je lis mes mails sérieusement, les pièces attachées et je continue ma recherche d’informations en parcourant quelques documents. Les médocs m’empêche de me concentrer plus longtemps de toutes façons.

Je m’occupe avec des plaisirs simples… Je redécouvre la joie de regarder 4 épisodes d’une série d’affilée car j’accusais un certain retard depuis mon immersion dans le monde du travail. Hier « Pretty Little Liars ». Aujourd’hui « Revenge ». Ma vie 2.0 reprend du poil de la bête. J’arrive presque à écrire tous les jours (entre 2 siestes. Merci les anti-douleurs). Je suis à jour dans mes lessives.

Bon j’ai fait le tour du coté pratique de l’arrêt maladie.

Pour le moins glam’… Je m’ennuie donc j’ai faim. Je ne peux pas mettre le nez dehors (et mon chien a la haine dans le regard). Je constate que le ménage mériterait d’être fait mais je ne peux pas m’y coller. Aller à la cuisine/la salle de bains/les toilettes/la porte (j’ai fait du shopping sur internet pour garder le moral) est un calvaire sans nom, comme un parcours du combattant, rapport que J’AI MAL !

Genou luxé (c’est lui en radio là haut. N’est il pas mignon ?). Grande classe. Interdite de talons pendant 2 semaines au moins. La mort du p’tit ch’val comme on dit chez moi.
Pas de yoga, pas de marche, pas de shopping, pas de dancefloor, pas de promenades canines… Rien. Immobilisation. Je suis handicapée. C’est provisoire, voyons le bon coté des choses. Je ne vais pas me plaindre, ce serait osé et inconvenant. Mais j’ai quand même mal.

Je n’étais pas douée en roulade et autres acrobaties au collège, comme quoi rien n’a changé. Je ne serai jamais la reine du Triple lutz piqué. Jamais.

 

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3 réflexions au sujet de « L’art d’être malade… »

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