les blogs féministes…

Traite moi de connasse, mais j’ai vraiment du mal avec les étendards pseudo féministes.
Si y’a encore des féministes, c’est qu’on a pas évolué en 40 piges. Ça me fout en boule.
Les femmes font ce qu’elles veulent, mais ce fichu monde doit évoluer.

Je partage l’idéologie du « je m’habille comme je veux et je t’emmerde », et aimerais faire comprendre qu’un pervers comme les appellent certaines, même si tu portes un jogging informe, il posera son regard lubrique sur toi.

Oui, je porte des escarpins qui me font des jambes de pouffiasse.
Oui, je porte des jupes parfois courtes, parfois moulantes, souvent très féminines.
Oui, je me maquille, même que je me fais les ongles dans des tons flashys (vert d’eau aujourd’hui c’trop kawaï).
Oui, je suggère mon décolleté ou le montre franchement.
Oui, je fais attention à mon apparence.
Non, je ne vais pas mentir et dire juste que c’est pour moi que je fais ça… Je le fais parce que bien habillée, j’ai l’impression que le monde est à moi et que j’aime le regard de mon mec qui scrute ma silhouette (et ce même si je sais qu’un simple regard suffit à le mettre en émoi (c’est l’amour ça)). Je le fais pour moi, et aussi pour l’impact que cela a sur le reste du monde (enfin surtout mon quartier).
Effectivement, le serveur est plus sympa, le primeur plus généreux, le libraire plus attentionné… je cultive une image négative de la femme ? Les hommes flirtent aussi et on ne trouve pas leur attitude dégradante.

De là à dire que je me sers de tout cela comme d’une arme, il n’y a qu’un pas, mais ne le franchis pas !
Je ne suis pas dans la séduction à outrance, juste j’aime être bien dans mes sneakers comme mes peep-toes, et je zappe le regard des inconvenants comme celui des donneurs de leçons.
La maman bobo habillée comme la page 4 du catalogue Maje parce qu’elle pense que la classe ultime (et branché) c’est la blouse, le boyfriend et les ballerines, grand bien lui fasse, je ne juge point (même si le look est un peu dépassé), je lui demande donc de ne pas dévisager mes guibolles à l’air parce que je ne mets pas de legging sous ma tunique un peu courte (Maje aussi, souvent, je confesse). Car « l’ennemi » est souvent l’autre femme.
Celle qui n’ose pas se permettre et qui estime donc que la tenue est inconvenante.

Donc ras-le-bol du post-féminisme. Les chiennes de garde et autres insoumises perdent peu à peu de vue l’objectif initial, la lutte contre les maltraitances qui sont intolérables qu’elles concernent un homme ou une femme.
Tant qu’il y aura des féministes, c’est qu’il n’y aura pas d’égalité, et pour moi, le véritable nerf de la guerre est là. Tous égaux. Ça marche pour les sexes comme les origines, les croyances, les catégories socio-professionnelles, les couleurs de vernis à ongles (oui le vert d’eau ne fait pas l’unanimité)…
Une fois que tu acceptes l’autre, que tu mets de coté ton égoisto-individualisme, tu te rends compte que la vie est plus simple.

La fille, arrête de croire que tu es un être inférieur parce que les ligues veulent te le faire penser. Tu es un individu à part entière tu sais (même si tu as le droit de vote depuis seulement 50 piges).
Le garçon, arrête de croire que tu es un être inférieur même si les ligues n’osent pas te le faire penser. Tu es un individu à part entière tu sais (même si tu as le droit de vote depuis longtemps mais que tu préfères partir en week end à la Baule les dimanches d’élection).

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4 réflexions au sujet de « les blogs féministes… »

  1. bonjour,

    je trouve votre billet très intéressant. J’ai l’impression que si « on a pas évolué en 40 piges », c’est parce qu’on a simplement régressé.

    Aujourd’hui à a fac, un étudiant de 20 ans expliquait que manger de l’ail avait le même goût que faire un cunnilingus à une femme enceinte… Quand je ne perds pas mon temps en cours à entendre je genre de conneries, je travaille avec des enfants et des ados qui à mon avis ont moins de chance que moi à leur âge. (Pourtant c’était déjà pas « rose »)

    J’ai vraiment le sentiment que le fossé entre filles et garçons s’est élargi, que les jeunes filles sont encore plus engoncées dans des rôles dont elles ont partiellement conscience. Qu’elles préfèrent un sac à main à un sac à dos, je m’en fous ; qu’elles acceptent de ne pas faire certaines études car trop dur pour une femme, ou refusent de participer à un atelier parce que ça pourrait leur casser un ongle, je ne comprends pas. C’est à ce moment-là qu’elles acceptent la merde qu’on leur met sous le nez et de jouer un rôle dont elles ne se sont jamais posé la question de savoir si elles en avaient envie.

    Le retour à la mode vestimentaire des années 50 (mais aussi chanteuses, séries TV) et du rose bonbon serait à analyser.
    Mais en ce qui me concerne, ça n’est pas une bonne nouvelle pour cette jeune génération, quelle soit fille ou garçon.

    Alors oui, c’est peut-être limité ce type de manif, mais malheureusement on est (re)descendu si bas, qu’il faut à nouveau lutter sur l’accoutrement. Et pour moi, trentenaire débutante, c’est la première fois que j’entends publiquement dire dans les mass-médias, qu’un viol c’est pas la faute de la femme. Et qu’on peut enfin en parler dans la famille.

    Merci.
    Alex.

    • Merci pour ce retour Alex. C’est toujours intéressant d’avoir un avis autre que le mien.

      Je pense qu’il y a deux types de femmes et ce sont celles que vous décrivez : celles qui restent dans un confortables rôles que la société semble leur prédéterminer, et celles qui osent. Malheureusement, je pensais que la seconde catégorie serait majoritaire, mais il apparait que les « licornes » sont plus nombreuses que les « rebelles ».
      Je suis une femme. Une greluche parfois, une pétasse souvent, une bosseuse tout le temps, et aussi une amoureuse, une rêveuse, une fonceuse et plein d’autres adjectifs en « euse » mais surement pas une frileuse !
      Je n’aime pas que l’on se cache derrière un étendard, et celui du féminisme me fait peur. Alors oui, je suis pour que les femmes s’assument et surtout qu’on les laisse faire parce que cela parait naturel, qu’on demande à un homme en entretien d’embauche s’il a ou veut des enfants comme on le demande à une femme, qu’une femme puisse se mettre en jupe sans être cataloguée « salope » par ses propres congénères féminins. Parce que le vrai prédateur de la femme, c’est sa voisine…

      Courage les filles, le chemin est encore long !

  2. Ping : Too much pussy… | Encore un blog de pétasse…

  3. Ping : Le féminisme à outrance… | Encore un blog de pétasse…

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