l’Amour est dans le pré… Mon avis ?

J’ai râlé un peu sur un article posté par une prétendante de l’Amour est dans le pré. Doucement et gentiment.
Comme d’habitude

… Pour lire l’article, c’est par ici.

 

 

 

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La voisine du 3eme…

Un jour, ici, je t’ai avoué que j’étais le Batman de mon immeuble (identité qui en toute logique est secrète, néanmoins je te fais confiance pour n’en parler à personne). J’interviens assez régulièrement pour ramasser le tas de papiers publicitaires que mes chers voisins entassent au dessus des boites aux lettres, aider la p’tite dame du 1er à porter ses courses, réparer le loquet qui déconne…Mais là, Batman va devoir intervenir pour sa propre pomme !

Mes voisins du dessus savent être des gens charmants. Ils sont russes. (aucun lien entre ces deux infos). Ils sont polis quand on les croise, tiennent la porte, sont souriants. Leur plus grand fils, pourtant ado, est choupinou aussi. Le seul problème c’est qu’il y a quelques temps, ils ont décidé de faire du bruit.
Beaucoup.

Le petit dernier marche depuis quelques temps, et quand je dis marche, le terme le plus adapté serait « court comme si sa vie en dépendait ». Cet enfant sera marathonien tant il court. Les enfants ne sont pas connus pour leur délicatesse, et les pas lourds sont bien amplifiés grâce à leur parquet… A en faire trembler le lustre en cristal du salon (… enfin le lampadaire Ikéa plutôt)… Et ce dès 7h du mat, et jusque très tard le soir.
Bossant à la maison, les boum boum boum boum rythment ma journée, et ont un sacré pouvoir de nuisance. Faut qu’il prenne l’air ce petit, et qu’il se défoule. 15 kg à tout casser et une capacité à m’exaspérer plus importante que celle de mon chien.

Et avoir un enfant, c’est aussi faire de plus en plus de lessives… De plus en plus tard le soir et tôt le matin. Et là, contrairement au petit coureur de fond qui doit se dépenser, une machine à laver, ça se dresse. Et comme ils faisaient leur machine à pas d’heure, le reste de l’immeuble a suivi le mouvement. Mais désolée les mecs pour votre trucs d’heures creuses mais l’essorage à 1h du mat ou 6h un samedi, j’ai du mal… Alors Batman est intervenu avec un gentil mot dans le hall (dédicace à Chers voisins !) et depuis tout le monde est bien plus raisonnable.

Sinon, parfois, le son des courses effrénées est couvert par maman qui joue du piano.
Plus de 6 mois après avoir commencé, elle en est toujours à buter sur les même notes. Et ça me donne des envies de meurtre. Aucun progrès. Je songe à lui glisser des numéros de prof de piano sous sa porte pour qu’enfin elle puisse s’exprimer correctement.
Le piano, c’est la plaie de la vie d’immeuble. Ça résonne énormément et les conduits de cheminée aident à propager la mélodie.

Et ça, ce ne sont que les méfaits des voisins du dessus. Je passe ceux d’à coté dont l’enfant hurle comme un cochon qu’on égorge et qui claquent leur porte comme s’ils lui en voulaient, ceux du dessous qui s’engueule à 2h du mat’, ceux un peu partout dans la cour qui tapent des discutes au téléphone à la fenêtre, ceux qui font des soirées et hululent toute la nuit.
Mais, j’ai un chien. Un chien qui groute quand y’a trop de bruit dans la cage d’escaliers (grouter : émettre une sorte d’aboiement étouffé mélé à un grognement) et avec qui on fait de grandes parties de « cherche » (cela dit je ne le fais que l’après midi quand mes voisins du dessous bossent), mais dont le « taktakclic » des griffes doit aussi s’entendre.

Je crois que Batman est juste fatiguée de ses voisins, et voudrait juste qu’ils essaient de composer avec les autres au lieu de s’enfermer dans leur bulle égocentrique.
Oui Batman est fatiguée.
Vivement que la voisine du 3eme que je suis, change de voisins…

 

 

Claudia Tagbo…

Jamel Comedy Club  / Augustin DETIENNE / Canal PlusC’est samedi après-midi, il fait beau. Si j’allais m’enfermer dans un théâtre. Parfois on se demande ce qu’il me passe par la tête. Mais après des semaines de temps d’automne, le moral en berne m’a amenée sur les traces de l’humour, et à prendre des billets pour le one-woman-show show de Claudia Tagbo.

Un régal.
Bouillonnante d’énergie, un gigantesque sourire sur sa frimousse, l’humoriste nous a baladés d’histoire en histoire, entre deux pas de danse très poumpoumshort !
Même mon compagnon de sortie, sachant que la gente masculine s’en prend un peu derrière les oreilles, a ri et passé un très très bon moment.
Tous les ingrédients du stand-up sont présents. Elle joue avec le public, nous faisant participer allègrement à ses anecdotes acidulées, et on s’y prête de bon cœur.

C’est plein de bonne humeur, d’amour et de grandes vérités…
Une heure et demie de bons mots, d’enchainements de situations cocasses, d’intermèdes musicaux, remplie du talent et la joie communicative de Claudia. (je peux t’appeler Claudia ? Merci).
On égratigne les hommes, mais c’est ça qu’on aime. Un spectacle à partager avec sa mère, sa soeur, sa meilleure pote, ses copines de boulot, pour un enterrement de vie de jeune fille, un anniversaire ou juste pour passer un moment dans une bulle qui fait mal aux abdos tellement tu t’bidonnes !

Une mention spéciale pour la fin du spectacle, un grand moment de bonheur collectif, je ne te gâche pas le plaisir de le découvrir et surtout le vivre.
Si tu veux prendre une place, c’est ici. Et pas d’excuse, Claudia joue en après-midi et en soirée, tu pourras te coucher tôt ou te lever tard. (Et elle ne joue pas qu’à Paris).

Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres…

Hier, entre deux morceaux d’Enfer à la sauce « tisons dans le fondement », j’ai lu quelques articles qui m’ont retourné le bide (pensée spéciale pour toi, qui me fait tant rire, et arrive aussi à tant me mettre les larmes aux yeux).

Le sujet : #jenaipasporteplainte

Un sujet pas léger, grave, qui au delà du poids des mots qui heurte, te fait te souvenir que « ça n’arrive pas qu’aux autres ».
Ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent même pas imaginer tout ce qu’un acte empreint de violence peut engendrer comme conséquences dans la tête de celui qui l’a subi.
J’ai écouté beaucoup, beaucoup trop, de femmes et d’hommes me raconter comment ils ont rencontré le qualificatif de « victimes de »,  un jour comme ça, sans s’y attendre, sans l’avoir demandé, sans pouvoir s’en débarrasser. Et je me suis sentie con, impuissante, et furieuse. Surtout furieuse, parce que ceux qu’on aime, on veut les protéger, qu’ils ne soient jamais atteints par la pourriture qui gagne du terrain, qu’ils restent ce qu’ils sont, intacts et ignorants de la souffrance qui ronge.
« j’avais 8 ans… »
« il a écrasé mon visage sur le sol »
« j’ai pleuré mais ça n’a rien changé »
« je n’arrive pas à me dire que ce n’est pas de ma faute »
Ces phrases là, ces moments là, pourtant sans les avoir vécu, résonnent toujours dans mes tripes. On ne peut pas protéger ceux qu’on aime de tout.
Alors si la cruauté s’installe dans leur monde, pour quelques secondes ou plusieurs vies, on ne peut qu’écouter et être là, spectateur passif arrivant au générique de fin. Sans jugement, sans idée reçue, écouter avec son cœur et être là pour celui qui a mal.
Et avant tout ça… Prévenir la chute est difficile tant elle est l’invitée surprise qu’on ne veut pas voir débarquer, toutefois les petites précautions sont utiles, et mieux vaut prévenir que guérir comme dit si bien l’adage. Alors moi aussi, je milite pour le SMS de bon rentrage, celui qui file l’adresse du rdv et le nom de l’inconnu mignon à qui tu l’as fixé, les nouvelles régulières même pour dire rien, les prises de risques calculées même si elles font devenir parano.
Parce que ce monde est dangereux.
Parce que le monde ne partage pas que de bonnes intentions.
Parce qu’on ne sait jamais.
Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres…

Oui, aujourd’hui c’est mercredi et je te parle de la violence des êtres « humains » que nous sommes. Parce que vraiment, ça n’arrive pas qu’aux autres.