Les agents immobilier…

recherche-appartement-ou-maison-stephane-plaza-m6-e1348575799884Il existe donc une race de travailleurs en activité qui se pense au dessus de tout (des lois, de la politesse, du bon goût…). Une race qui prolifère (1 magasin sur 5 dans mon quartiers abrite un de ses représentants) et s’engraisse sur le dos de bon nombre de personnes bénéficiant d’un toit : nos amis les agents immobilier.

Je cherche à louer un nouvel appartement, autant dire que je me suis jetée nue et sans arme dans une fosse pleine de requins affamés. J’ai des critères précis (comprendre : je suis chiante pour ceux qui veulent me refourguer un bien qui n’a rien à voir avec ma demande initiale) en terme de surface, localisation, services et loyer mensuel.
J’ai débuté ma traque sur internet.
Un nouvel appartement qui colle parfaitement à tes critères, c’est encore plus compliqué que trouver le Graal. Il faut se faire à l’idée que tu devras faire des compromis. Entre le 4 pièces lumineux au dernier étage d’un immeuble sympa avec terrasse, concierge, cave et parking à un prix abordable dont tu rêves, et celui que tu trouveras et où tu t’installeras, il y a quelques ajustements à faire. L’un d’entre eux sera de composer avec les agences immobilières.

Petit florilège des phrases entendues lors de mes prises de contact :
« Pour cet appartement à 1520€, nous demandons un revenus nets de 6080€ si vous avez des garants, 7600€ sans garant »
« Je vous rappelle car l’appartement n’est plus disponible, mais j’en ai un équivalent, un chouilla plus cher » (NB: 570€ de plus)
« Les couleurs sont un peu criardes mais vous pouvez repeindre si ça vous gêne hein »
« Vous n’êtes pas mariés. Ah. Depuis combien de temps êtes vous ensemble ? Bon ça devrait aller »
« C’est au 6e sans ascenseur mais la vue est splendide. Ça vaut l’exercice hihihi »
« La cuisine est dans le salon… Enfin elle est ouverte… Petite mais agréable. Le salon fait 15m2 »
« C’est un rez-de-chaussée, mais avec un bon éclairage, il est très sympa »
« L’appartement fait 70m2. (*à voix basse) 40m2 en loi carrez. Mais il est très beau, très lumineux »

Dans la mare des difficultés, je rajoute ceux qui invitent à laisser un message mais ne rappellent jamais, ceux qui font des visites groupées à 30 personnes, ceux que tu dois recontacter dans 3 puis 6 puis 8 jours, ceux qui te débitent le discours mécanique sans écouter tes questions, etc.
Une fois trouvé la potentielle perle sur les dizaines d’annonces épluchées, tu devras affronter les retards ou les lapins de l’agent immobilier. Si tu tiens encore le coup, il t’ouvrira la porte, te fera le pitch dans l’entrée pour ensuite te dire « Je vous laisse regarder. Si y’a des questions, j’suis là » (comprendre : je vais passer mes coups de fil peinard pendant que t’ouvres tous les placards). Si le lieu te convient et que tu trépignes d’impatience, il rajoutera ton dossier complet archidocumenté sur la pile de ceux passés avant toi et te promettra une réponse rapide, le rapide pouvant s’étendre à plusieurs semaines après moult relances.
Quand enfin, tu signeras ton bail/ton achat, tu lui feras un chèque conséquent que tu trouveras trop largement surestimé par rapport au travail fourni… Mais tu fermeras ton clapet parce que tu n’as pas le choix (les particuliers louant en direct sont de plus en plus rares, échaudés par la crainte des loyers impayés).

Louer un appartement sur Paris, un véritable parcours du combattant.
Et je n’en suis qu’au début. Prie pour moi !

Publicité

Une histoire de pyjama…

superted !Je te cache un terrible secret depuis plusieurs semaines…
Je vis une relation fusionnelle avec un être exceptionnel.
Un être qui vous prend aux tripes.
Un être qui vous met à terre tellement il est omniprésent.
Un être qui ne vous lâche plus.
Depuis plusieurs semaines, je partage ma vie avec une bronchite.

Autant dire que je n’ai goût à rien.
Je ne mange rien.
Je dors mal et tout le temps.
Je suis un zombi vivant à coté de ses pompes.
Je tente de finir désespérément ce livre de Preston & Child depuis plusieurs jours mais j’oublie tous les jours qui sont les personnages, du coup, ça perd tout son sens et tout le suspense.
J’ai compris la moitié de l’histoire de la série « Les revenants ».

Je suis malade. Je n’ai qu’une envie : traîner mon corps en pyjama Super Ted d’un bout à l’autre de l’appartement pour recharger mon thermos de tilleul-citron (le cocktail des gagnants) avant de l’assoir sur le canapé, enroulé dans une couette, avec mon doudou, mon chien et ma télécommande, jusqu’à la fin des temps.

J’ai froid de l’intérieur. J’ai chaud de l’extérieur. Je suis un paradoxe ni tout à fait mort, ni tout à fait vivant. Je suis le chat de Schrödinger.

En attendant de choisir, je me fais un intermède musical.

10 choses #3…

un gateau de sodelicious.comÇa faisait longtemps que je ne m’étais pas collée à l’exercice.
Et l’occasion faisant le larron, me voici à exposer 10 petites choses qui font de moi l’être étrange que je suis.
(c’est fou que chacun se trouve unique, alors que finalement, nous ne le sommes pas tant que ça…).
Allez, un petit tour dans ma tête pour 10 choses qui me concernent.

Je connais toutes les chansons de « La petite sirène » et « La belle et la bête » par coeur.
Quand je dis par cœur, c’est paroles, musique, et parfois même chorégraphie. Entendre quelques notes de ces chansons me fait automatiquement retomber en enfance.

J’ai été élevée dans le Sud.
Le Sud qui parle chantant et parfois occitan, qui mange des tielles, qui accueille des joutes épiques, qui est la patrie de Brassens. Le Sud quoi (pas Marseille).

Je ne mange pas le bord des tartes.
Le trottoir comme disent certains. Je trouve ça trop croustillant, trop sans saveur, trop épais, trop sans garniture. Je le laisse mourir sur le bord de mon assiette et quelqu’un se charge de le manger pour moi.

Je suis myope.
Vachement myope. Moins qu’une taupe tout de même. Et je ne vois pas du tout les lunettes comme un accessoire de mode, mais plus comme un truc bien pénible à gérer quand il pleut.

Je déteste l’ananas.
Cuit ou cru, l’odeur me fait tourner de l’oeil. Comme la noix de coco. (un gâteau combo ananas, chocolat, coco, cannelle et c’est le malaise assuré).

J’ai fumé au lycée.
Pour le style. J’étais très con. J’ai eu la chance de ne jamais vraiment m’y mettre, et donc de cesser cette habitude très vite.

Je lis le russe.
Vieux souvenir de mes années étudiantes. J’ai d’ailleurs plein d’anecdotes de mes séjours à Moscou…

Je ne sais pas faire de patins à glace.
Ça me terrifie en fait.

Je n’aime pas les fleurs coupées.
Je ne suis pas de celle qui aime que leur mec leur offre un bouquet de roses. Quitte à choisir, je préfère des amaryllis. Et quitte à rechoisir, je préfère une bonne BD.

Je préfère mon anniversaire à Noël.
Surement parce que j’y avais toujours un plus gros cadeau, et ça tombe bien… C’est demain !!

 

Épisode 1
Épisode 2

(un)Poetic Justice…

Parfois j’ai l’impression de nourrir des tendances de super-héroïne.
Pas pour porter ce genre de chaussures.
Pas parce que j’aime particulièrement les déguisements.
Pas parce que je porte ma culotte par dessus mes collants (enfin, si, si mon collant glisse, pour éviter de l’avoir aux genoux).
Juste parce que je possède une forte tendance à m’insurger contre l’injustice.

Au delà de la justice (terme un peu usé et resucé) c’est surtout d’équité dont je parle. L’équité selon Larousse est le caractère de ce qui est fait avec justice et impartialité. Donner la même chance à chacun me parait pourtant un paradigme plus que nécessaire pour notre société bien pensante…
Les problèmes d’équité sont légion :
– incarnés par ces propriétaires qui refusent de louer un appartement à une personne qui n’est pas auvergnate d’apparence
– personnifiés par ce recruteur qui préfèrera embaucher la cousine du beau-frère de sa meilleure amie qui n’a absolument pas le profil plutôt qu’un candidat adapté
– définis dans le refus de donner des droits équivalents à chacun
– exposés dans les résultats d’un concours dont on modifie les règles pour qu’elles répondent à nos propres intérêts

Certains cas sont plus critiques que d’autres bien entendu. Et pourtant, l’injustice se fait tranquillement sa place, et est devenue commune, connue, banalisée, normale. On ne s’indigne même plus. On baisse les épaules en disant tant pis.

Laisse moi te raconter un truc. Il y a quelques années, je cherchais un appartement. Ayant découvert la perle rare, j’ai déposé un dossier. Le soir même, je reçois un mail de la part de l’agent immobilier, pas de chance pour lui, il s’était trompé de destinataire, au lieu de l’envoyer au propriétaire, il nous était adressé. Un portrait élogieux d’un couple y est dessiné « il est cadre, ils sont mariés, ils veulent fonder une famille, elle travaille à mi-temps, ils sont emballés ». Ce n’est pas nous. Nous, nous sommes un « jeune couple non marié ». En quoi je n’ai pas trouvé cela équitable ? Juste parce qu’il y a un net parti pris de la part d’une personne censée être neutre… J’envoie donc un mail bien senti à cet agent immobilier, lui rappelant que respecter une certaine éthique fait partie de son métier et que nous sommes « emballés, qu’il est cadre, que je suis cadre, que voulons fonder une famille, mais que pour ça il faut avoir un appartement, sans qu’un agent immobilier nous mette sans raison des bâtons dans les roues en sabrant notre candidature ». Je lui posais aussi la question du pourquoi ce traitement de faveur pour ce couple, il répondra que c’était une erreur en se confondant en excuse. L’erreur étant de nous avoir envoyé le mail à nous je pense. Ayant obtenu les coordonnées du propriétaire, nous étions sur le point de lui écrire quand nous avons appris qu’il avait choisi un couple dans son entourage pour cet appartement, ce qui ne m’a pas dérangée mais surtout fait sourire… Dommage pour toi petit agent immobilier, tu n’auras pas ta prime. (je me retiens de dire « bien fait pour ta pomme »).

La roue tourne disait ma grand-mère (c’est aussi elle qui m’a donné le truc de la culotte sur le collant d’ailleurs), elle avait raison. Parfois, tu aimerais qu’elle tourne plus vite. Ce n’est pas la solution. Non. En fait, ce que tu es en droit d’attendre est que celui qui doit arbitrer ta situation fasse preuve d’une réelle impartialité.
Nous naissons tous libres et égaux en droits. Sauf ceux qui bénéficient de passe-droits apparemment.

Le mariage pour tous…

Je ne me suis pas exprimée sur le sujet parce que je ne suis pas politique, je me contente d’être citoyenne.
Je n’exprime que peu mon opinion sur ce type de sujet parce que souvent les réactions des uns et des autres, quelques soient leurs camps, ont souvent pour conséquence de me décontenancer voire même faire perdre le peu de foi que j’ai en l’espère humaine.

Pendant les élections présidentielles, j’avais été choquée par les propos tenues par les gens que je croisais, de tous bords politiques, les mots teintés d’agressivité ont fleuri de toutes parts. Comme si l’insulte des camps adverses permettait de convaincre les indécis.
Je n’ai pas d’opinion extrême, je suis surement dans la mesure et un positionnement modéré. Pourtant, même si certaines opinions me donnent la nausée, je suis pour leur existence et leur expression, parce que c’est comme ça que je conçois la liberté et la démocratie.

La société a du évoluer.
Je suis allée à l’église ce week-end, pour un baptême, et le diacre a rappelé à notre bon souvenir que fut un temps, les femmes et les enfants étaient considérés comme inintéressants. On n’enseignait pas aux filles, c’était inutile. Leurs témoignages ne valaient rien non plus. Les hommes étaient seuls à construire la société, en tout cas les seuls dont l’avis comptait. Cela nous parait aberrant à nous, pays se disant civilisé, et pourtant aujourd’hui la place de la femme dans le monde n’est pas enviable partout.
Même si être une femme est parfois encore difficile, ne nous plaignons pas, nous pouvons vivre notre vie comme bon nous semble.

La société évolue.
Les femmes en France peuvent aller à l’école, voter, choisir leur vie, travailler, devenir mère en le souhaitant, épouser qui bon leur semble…
Ça nous fait sourire aujourd’hui, mais se souvenir que nos grands-mères avaient du mal à divorcer ou devaient avoir l’autorisation de leur époux pour ouvrir un compte bancaire, cela remet les idées en place. Alors oui, la machine à laver a changé nos vies de femmes en nous faisant gagner du temps, mais c’est surtout l’évolution de nos droits qui a fait pété le carcan dans lequel était prisonnier notre statut de faible femme.

La société doit évoluer.
La séparation de l’Église et l’État : 1905
Le divorce est autorisé par l’État depuis 1792 cependant… Et ce contre l’avis de l’Église. Les religions ne reconnaissent pas le divorce, pourtant il est entré dans nos mœurs, qu’elles aient été d’accord ou non. Laissons donc les religions garder dans leurs prés leurs convictions, que leurs fidèles défendent leur position, et laissons la société évoluer comme elle se doit.

Que chacun exprime son opinion, soit.
Cependant, nous sommes une république, à la tête de laquelle nous avons élu un président par une majorité. La république doit être en marche, aider la société à changer, à s’adapter parce que ce qui était encore d’actualité hier peut ne plus l’être aujourd’hui.
Et il faut aussi la protéger d’elle-même et de ses travers extrémistes. Mais cela ne doit pas changer le cours de son évolution…