La ville…

rat des villes ? Je suis en vacances. Là où j’avais décidé de partir « au vert », c’est à dire dans la campagne profonde, au milieu de rien, avec des champs ou des collines à perte de vue, je me retrouve finalement en ville. Une jolie ville hein, mais une ville quand même. Suis-je un rat des villes plutôt qu’un rat des champs ?

J’ai passé mes années primaires à la campagne, dans un village avec moins de 2000 habitants. Le genre de village où tu connais tout le monde, où on te fait crédit pour le pain au chocolat du goûter, où le boucher te file de la viande en rab’ pour tes chiens, où le maire est aussi ton instit’, où le bureau de tabac fait aussi dépôt de pain-brasserie-P.T.T. (bim, ce retour dans le passé !), où tu fais du vélo dans la garrigue, où tu traverses deux rues pour aller monter à cheval, et où on t’appelle « les parisiens » parce que toute ta famille n’est pas languedocienne… Ce genre de village là.
Et une adolescence en ville. Je parlais déjà de ma volonté d’habiter en ville ici. Mais pourquoi aussi y partir en vacances ?
J’aime la campagne. Le calme, la douceur de vivre, le rythme. Regarder par la fenêtre et voir une vache en buvant mon café est un petit plaisir. M’isoler dans la maison familiale, celle qui sent le bois fumé, le vieux parquet et l’herbe humide, c’est replonger dans mes souvenirs. Partir à la campagne en vacances, c’est oui, pour les moments où j’ai besoin de calme, pour se ressourcer un peu, une sorte de trip ermite des bois. Sauf que la majeure partie du temps, j’ai envie de voir plein de choses (et je n’en ferai pas la moitié), de flâner dans les rues, de dégoter des boutiques improbables, de faire des photos urbaines (c’est mon péché mignon de photographe), d’aller dans les musées d’art moderne… Et ça devient inconciliable avec la maison perdue dans les champs.
J’ai aimé faire de la motomarine sur les lacs des Laurentides, mais j’ai encore plus apprécié l’atmosphère de Montréal.
J’ai aimé me balader à Bryce Canyon pour ses couleurs folles, mais j’ai encore plus apprécié la douce folie de San Francisco.
J’ai aimé découvrir les paysages toscans, mais j’ai encore plus apprécié l’architecture de Florence.
J’ai aimé pique-niquer au bord du lac au pied du mont Fuji, mais j’ai encore plus apprécié la trépidante Tokyo.

Pour mes vacances estivales 2013, je suis donc à Bordeaux. (pas possible de prendre l’avion de suite de suite, alors les grandes escapades seront pour plus tard. L’Islande, t’inquiète pas, je ne t’aies pas oubliée). Les rues piétonnes, les vieilles églises, le charme de ses ruelles, les cafés en terrasse sur les places… Une bien jolie découverte que cette ville que je ne connaissais pas (oui on peut avoir été à Tokyo plusieurs fois mais ne pas avoir mis les pieds dans une des plus grandes villes de France).
Et demain, pour réveiller le rat des champs en moi, direction les vignobles. Parce que le rat que je suis, aime le bon vin !

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