Des tonnes de tomes…

Il y a certaines choses auxquelles je ne résiste pas :
– de la musique entrainante
– un verre de bon vin
– une paire de chaussures griffées
– une raclette même au mois de juin
– un échange de sms à la con avec mon binôme
A cette liste, tu peux rajouter le contenu des rayonnages de tout bon libraire, parce que je confesse aujourd’hui que je suis une bibliophile.

Déjà toute petite, je lisais beaucoup (merci à mes parents qui m’ont collée Les misérables dans les mains à 8 ans). Cela répondait surement à une nature plutôt solitaire. Lire me permettait aussi de faire ma petite intéressante lors des diners parentaux, j’avais donc ma récompense personnelle pour toutes les heures passées assise dans le vieux fauteuil de l’arrière boutique familiale. Ces moments lecture étaient des moments de calme, de découverte et de partage, puisque ma mère prenait le temps de choisir avec moi le bon livre parmi la foule qui se pressait dans nos bacs. Nos bacs, parce que mes parents étaient bouquinistes. Autant dire que j’avais sous les yeux et la main une source intarissable d’ouvrages. Même des mauvais (j’ai lu mon premier SAS à 9 ans, en cachette, vu que les seins dénudés de l’espionne russe de la couverture n’auraient jamais passé le contrôle parental). Mais surtout du bon. Du classique, du contemporain, des poèmes, de l’engagé, du léger.

Les livres et moi, c’est donc une histoire d’amour provoquée à son origine, une sorte de mariage forcé pour lequel tu entends dire l’une des deux parties qu’elle a « appris à aimer l’autre ». J’ai appris à aimer les livres. Et ils ne me le rendent pas si bien que ça.
Des heures passées chez le libraire à traquer l’histoire qui saura me contenter à la boulimie littéraire qui me fait opter sans regarder pour les 6 premiers livres que me cite la libraire, chaque virée se vit dans la douleur. Sans compter les sommes folles que je suis capable de dépenser pour quelques grammes de papier, parce qu’en plus, je les aime anciens et beaux.

N’imagine pas une bibliothèque remplie d’œuvres anciennes délicatement préservées… J’aimerais.
La réalité ressemble plus à un ensemble bibliothèque Billy de chez Ikéa que je trimballe depuis 10 ans (solides finalement les meubles suédois), qui croule sous les livres de poche, les BD et autres romans graphiques, avec à quelques emplacements des livres de 100 ans ou plus, cadeaux marquants des évènements particuliers. Merci à toi (oui toi là, avec ton regard en coin) pour les oeuvres de Verlaine éditées en 1936, qui comblent mon amour des livres et celui de la plume de Paul.
Elle est encore loin ma pièce entière consacrée à toutes sortes de littérature. Et je l’espère toujours. Je prépare son arrivée en collectant des livres de tout horizon, même si je suis très attachée au style noir.

Je l’imagine déjà… Avec ses étagères du sol au plafond, une vieille échelle pour accéder aux plus hautes, et des piles de livres à même le sol… Avec juste un fauteuil moelleux et confortable, un guéridon et une lumière douce pour pouvoir feuilleter les pages et faire un bond dans la salle à l’arrière d’une boutique sétoise, qui sentait le parfum capiteux, le cuir et le vieux papier.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s