Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres…

Hier, entre deux morceaux d’Enfer à la sauce « tisons dans le fondement », j’ai lu quelques articles qui m’ont retourné le bide (pensée spéciale pour toi, qui me fait tant rire, et arrive aussi à tant me mettre les larmes aux yeux).

Le sujet : #jenaipasporteplainte

Un sujet pas léger, grave, qui au delà du poids des mots qui heurte, te fait te souvenir que « ça n’arrive pas qu’aux autres ».
Ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent même pas imaginer tout ce qu’un acte empreint de violence peut engendrer comme conséquences dans la tête de celui qui l’a subi.
J’ai écouté beaucoup, beaucoup trop, de femmes et d’hommes me raconter comment ils ont rencontré le qualificatif de « victimes de »,  un jour comme ça, sans s’y attendre, sans l’avoir demandé, sans pouvoir s’en débarrasser. Et je me suis sentie con, impuissante, et furieuse. Surtout furieuse, parce que ceux qu’on aime, on veut les protéger, qu’ils ne soient jamais atteints par la pourriture qui gagne du terrain, qu’ils restent ce qu’ils sont, intacts et ignorants de la souffrance qui ronge.
« j’avais 8 ans… »
« il a écrasé mon visage sur le sol »
« j’ai pleuré mais ça n’a rien changé »
« je n’arrive pas à me dire que ce n’est pas de ma faute »
Ces phrases là, ces moments là, pourtant sans les avoir vécu, résonnent toujours dans mes tripes. On ne peut pas protéger ceux qu’on aime de tout.
Alors si la cruauté s’installe dans leur monde, pour quelques secondes ou plusieurs vies, on ne peut qu’écouter et être là, spectateur passif arrivant au générique de fin. Sans jugement, sans idée reçue, écouter avec son cœur et être là pour celui qui a mal.
Et avant tout ça… Prévenir la chute est difficile tant elle est l’invitée surprise qu’on ne veut pas voir débarquer, toutefois les petites précautions sont utiles, et mieux vaut prévenir que guérir comme dit si bien l’adage. Alors moi aussi, je milite pour le SMS de bon rentrage, celui qui file l’adresse du rdv et le nom de l’inconnu mignon à qui tu l’as fixé, les nouvelles régulières même pour dire rien, les prises de risques calculées même si elles font devenir parano.
Parce que ce monde est dangereux.
Parce que le monde ne partage pas que de bonnes intentions.
Parce qu’on ne sait jamais.
Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres…

Oui, aujourd’hui c’est mercredi et je te parle de la violence des êtres « humains » que nous sommes. Parce que vraiment, ça n’arrive pas qu’aux autres.

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2 réflexions au sujet de « Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres… »

  1. J’ai dans mon entourage une femme, qui compte beaucoup pour moi, et qui a été victime d’inceste de l’âge de 8 ans jusqu’à l’âge de 16 ans. Et même si j’ai la chance de faire partie du pourcentage de femmes qui n’ont pas été violées, son récit reste grave à jamais dans mon cerveau, je l’entends toujours, je vois les images de de qu’elle me décrit défiler devant mes yeux, et j’ai la nausée des que j’y pense donc je te rejoins tout à fait sur cet article !!!

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