Le ménage du samedi…

Y’a pas à tortiller. Si tu veux loger dans un habitat décent et sans invasion microbienne, tu es bien obligé(e) de passer par la case « ménage » à un moment ou un autre. Et quand la poussière est plus épaisse que le plaid posé sur ton canapé, c’est que vraiment, il est temps de te bouger les fesses.

Playlist du ménage : ok
Tenue confortable : ok
Produits adaptés : ok
Manches retroussées : c’est parti !

Souvent, on m’entend râler que mon appartement n’est pas assez grand (rapport à une collection de chaussures/fringues/sacs en pleine expansion) SAUF les jours où je fais le ménage. Ces jours là, j’en viens à regretter mon studio d’étudiante, si minus que je pouvais presque cuisiner devant la télé en me lavant les pieds. En 1 heure grand max, dépoussiérage des bibelots inclus. Ici, je quadruple au moins le temps de traitement.
Trop de livres, trop de nids à poussières, trop d’obstacles bloquant l’aspirateur, trop de merdouilles entassées partout… J’ai envie de tout balancer par la fenêtre.
Mais, je n’arrive pas à me résoudre à prendre une femme de ménage.
Ca fait p’tite bourgeoise. C’est un cap que je n’arrive pas à franchir. Alors que je suis surtout une grosse flemmarde et si j’acceptais ça, je pourrais m’obliger à tenter le coup avec quelqu’un qui s’occuperait de tout ça bien mieux que moi. Et je pourrais dormir le samedi matin, et arrêter de vouloir récurer à fond le radiateur en fonte (ma nouvelle passion).

Et puis, j’ai deux options de ménage :
– celui de surface que tu fais pour te donner bonne conscience, retrouver ton livre de poche ou parce que tes parents débarquent.
– celui en profondeur que tu finis par faire après une crise aigüe de « j’en peux plus, c’est trop crade ici ».
Le premier, je m’y colle en semaine quand je rentre avant 20h, et que j’ai moins de 10h de boulot dans la tête. J’époussète nonchalamment, je sors l’aspir-tout, je fais les vitres, je range la cuisine, et pas forcément tout ça d’un coup. Je peux faire un thème par jour. Je dilue l’effort. Mais le second, y’a un coté conquérant. Je me crois dans « C’est du propre ». Fichu dans les cheveux et gants Mapa aux mains, je pschiite-pschiiiite partout avec l’oeil de Rambo, prête à détruire toute la saleté qui me nargue.

Samedi, c’était le grand ménage. Déplaçage de meubles, grand courant d’air, dépoussiérage des moulures, remplissage de sacs poubelle. Et que ça brille.
Je force sur l’huile de coude et après, ça sent bon. Une odeur à mi chemin entre le frais et le O’cedar. Je me sens bien, zen, relaxée, je suis prête à me regarder un film emmitouflée dans mon plaid qui sent bon la lessive… Et mon fidèle compagnon poilu (le chien hein) me regarde avec les yeux remplis d’amour, ramenant son jouet, tournant sur lui même joyeux et fier de résider dans un habitat sain… avant de me débusquer un mouton de poussière sorti de nulle part et secouant son pelage pour balancer des poils partout… J’essuie mes larmes et fais semblant de ne rien avoir vu.
Je m’y recollerai la semaine prochaine… ou alors je vais vraiment regarder à prendre une femme de ménage.

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