Pole Emploi, le retour…

Tu te souviens peut-être de ma folle incompréhension et mon profond désarroi face à la rigidité de cette administration inutile. Comme je ne boude jamais mon plaisir cette histoire (sans fin ?) a une suite. Bien entendu, il ne pourrait en être autrement.

 

J’y suis allée d’un pas guerrier, prête à décapiter le premier qui s’adressera à moi de façon condescendante, tous mes papiers bien classés dans ma pochette rouge (le rouge dans l’inconscient collectif signifie alerte et urgence. Ça devrait les mettre en conditions).
J’entre décidée à braver la foule, des locaux surchauffés, un agent d’accueil mal aimable et équipée pour tuer l’ennui dans lequel me plongera mon attente.
Déception.
Personne. Bonne température. Accueil souriant.
L’environnement est agréable, le personnel a l’air de travailler dans la joie. Je vérifie l’adresse une nouvelle fois. Oui j’y suis bien. Le logo Pôle Emploi confirme que je suis dans les bons murs. Je m’assieds et sors mon livre de 600 pages, espérant avancer dans l’histoire palpitante de bébés japonais. A peine ai-je lu quelques lignes que ma conseillère arrive toute souriante.
Mais suis-je bien dans une administration française ?
Nous discutons gentiment de ma situation, mes envies et surtout mon problème. Problème qu’elle se décide à résoudre en secouant quelques cocotiers. Mauvaise nouvelle pour moi, je dois courir dans une autre agence pour obtenir un papier, toutefois elle prend soin de m’écrire un courrier pour que je sois traitée en priorité et qu’on résolve mon dossier aujourd’hui. Je remets mon armure de Xena la guerrière et me rend d’un pas conquérant dans la seconde agence, la générique, celle où sont traités des centaines de dossiers, celle où le tout arrondissement se donne rendez-vous pour des photocopies, prête à affronter un agent grognant et refusant de plonger dans les archives.
Déception.
Personne. Accueil agréable. L’agent prend mon dossier au sérieux, va fouiner dans les archives sans succès et à donc pris l’initiative de recréer un dossier pour un traitement en urgence. WAOU. Elle a pris une intitiative. Mon dossier sera traité aujourd’hui.
Retour à mon agence, fin d’entretien avec ma conseillère qui a bougé sa pause repas pour m’attendre (mais WTF ?).
Je ne comprends pas bien ce qu’il se passe et suis tiraillée entre la joie et l’angoisse que tout capote.

Bon, elle n’a pas de job à me proposer (ce qui parait être le rôle du Pôle Emploi, mais passons) néanmoins, j’ai été surprise d’être considérée. Françoise a remis de l’ordre dans mon dossier administratif, fait en sorte que je ne reçoive plus d’annonces non adaptées, expliqué que les menaces de radiation sont à prendre au sérieux mais qu’un simple mail à son attention suffira à balayer les malentendus, poussé une gueulante contre son administration. Et c’est fou comme ça fait du bien d’entendre d’une personne de l’intérieur que tout est déconnant.

Malgré sa sympathie et son café pas trop mauvais, j’espère tout de même ne plus trop avoir trop de contact avec elle. Rapport que je vais me débrouiller comme une grande pour trouver du boulot, ce sera plus simple. Sans rancune Françoise !

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6 réflexions au sujet de « Pole Emploi, le retour… »

  1. Déjà que l’autre jour je n’ai pas attendu à la Poste, et la personne au guichet était aimable… ça commence à faire beaucoup ! Je crois qu’effectivement la fin du monde est proche !

  2. La Poste a mis en place une nouvelle politique client, qui semble porter ses fruits… Mais là, je n’ai pas reconnu le Pôle.
    Bon, il était censé m’appeler hier et j’attends encore MAIS je reste positive, je n’ai pas encore foi en l’administration n’abusons pas, cela dit je reste agréablement surprise. 2012 commence étrangement.

  3. Pâle Emploi : Appel aux chomeurs des 5 catégories à occuper toutes les anpe de France le 17 janvier 2012 !

    Scarabée : Allo Rebecca, j’ai devant moi un candidat à l’emploi qui menace de se suicider, qu’est-ce que je fais ?
    Rebecca : Scarabée, je suis beaucoup moins bien servi, mon candidat m’a prise en otage et menace de me refaire le visage si je ne lui résous pas son problème. Et moi… qui va résoudre le miens?
    Scarabée : quoi, ne me dis pas qu’on n’a plus le choix ? Parce qu’entre laisser mourir et mourir… le monde a vite fait de choisir.
    Rebecca : mais je n’ai pas choisi de mourir… c’est ce que je me tue à lui dire.
    Scarabée : mon forcené voulait aussi me l’entendre dire : que notre devise c’est vivre et laisser mourir.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/01/pale-emploi/

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