Comment Disney voit la vie…

Bientôt Noël et les chaines ont décidé de revoir tous les programmes pour coller au public de vacanciers : les enfants. Mais pas seulement. Les trentenaires ont été bercé par Disney ; nombreux sont ceux qui ont été au cinéma voir des prince(sse)s sur grand écran, et on ensuite collectionné les DVD pour les admirer à la maison la nostalgie dans l’âme.

La télé satisfait donc ceux qui ont envie de secouer les souvenirs (et occuper leurs enfants).

Essayons de passer à coté du coté basique qu’est « Je suis une fille donc je suis une princesse » (et je porte des robes à froufrous que seule Sissi impératrice peut envier), pour nous intéresser aux fondements. Tous les dessins animés ont une morale, c’est bien souvent ce que l’on trouve rébarbatif. Il ne faut pas être méchant car on finit toujours mal (comprendre : on meurt mais discrétos. Pas de sang chez la souris américaine). L’avidité, l’envie, l’égoïsme sont des défauts très sévèrement punis.

Hier, j’ai regardé « La Belle et la bête » qui est sans aucun doute un de mes Disney préféré. L’histoire est belle « on ne voit bien qu’avec le cœur », les personnages tous attachants, la princesse n’en est pas une et reste fidèle aux valeurs familiales, elle a du caractère et surtout y est décrite comme intelligente (elle lit). Je suis non pas retombée en enfance mais en amour. J’ai chanté et dansé, parfois intérieurement parce que la moitié’devie a perdu un peu de ses illusions sur moi quand j’ai enchaîné la première chanson en un rythme impeccable et une gigue folle dans notre salon.
J’aime beaucoup « Mulan » aussi. Surement parce que cela se passe en Asie, en Chine pour être exacte, et que son dragon compagnon est un personnage comique intéressant. Là encore on y évoque la famille, l’honneur, le devoir et l’héroïne est une jeune fille rebelle, trop idéaliste et fougueuse, qui reviendra de son périple pleine de maturité et mesurant la valeur de chaque chose qu’elle a sous les yeux.

Mais le Disney de ma vie, c’est sans conteste « La petite sirène ».
Peut être parce que je l’ai vu en ayant à peu près le même age que l’héroïne (elle emballe un prince mais elle doit avoir 16/17 ans) en pleine phase de pseudo rébellion et de « je veux découvrir le monde ». Aussitôt que je pense à un dessin animé, les premières notes de la chanson « Partir là bas » me viennent en tête. Le synopsis (pour toi inculte du monde merveilleux) : une jeune sirène aux cheveux rouges (Redhead powa !) sauve un homme dont elle tombe amoureuse, et donnera sa voix en échange d’une paire de jambes (donc de fesses) sauf que l’homme ne se souvient que de la douce mélodie qu’elle lui a chanté. La mauvaise sorcière rusera, utilisera la voix pour se faire épouser à la place de la jolie rousse, mais forte de son amour et ses amis elle vaincra la méchante et emballera celui qui est un prince. Clap de fin. Je trouve encore aujourd’hui qu’au delà du 1er degré un peu gnangnan, l’aspect « je grandis en faisant de mes faiblesses un atout (la sirène séduit le prince, même muette, jusqu’à l’arrivée de la sorcière) » et donc qu’il ne faut jamais baisser les bras, est intéressant. En une seule chanson, on découvre que la sirène est une gamine privilégiée « …Ne crois tu pas que les fées m’ont comblée, ne crois tu pas que je suis bien trop gâtée par la vie. », capricieuse mais surtout curieuse de ce qui se passe hors de son monde  « Mais tout ça, m’indiffère et m’ennuie. Moi je voudrais parcourir le monde. Moi je voudrais voir le monde danser… » et résolument optimiste « Je ne vois pas les choses à sa manière. Comment est ce qu’un monde qui fait d’aussi beaux objets pourrait être aussi barbare ? ». Elle passera du stade de petite fille à son papa (le grand bourru roi, qui cède tout à sa petite dernière) à celui d’amoureuse prête à tout pour l’homme qu’elle aime et vivre sa destinée.

Un joli résumé de la vie dans chacun des dessins animés, en version très romancée bien entendu.
On était enfant, on devient ado, on sera adulte. Le chemin est plus ou moins long et prend plus ou moins de temps (on ne reçoit pas tous l’aide d’une sorcière), mais ce qui compte est d’arriver à la vie que l’on se choisit.
Tout simplement.

NB :
Notons que Disney s’engage aussi contre les diktats de la monde dans « La Belle et la Bête ». Tout d’même !
« Et mon torse velu fait ma célébrité ! »
« Cuisine au beurre, c’est la meilleure, et croyez moi, j’suis connaisseur. »

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6 réflexions au sujet de « Comment Disney voit la vie… »

  1. J’ai vu la Belle et la Bête qu’une ou deux fois mais je trouve que c’est l’un des plus beaux Dysney. Je me souviens de tous ces meubles et accessoires animés qui dansaient, c’était bien fait, c’était beau tout simplement. (j’avoue que petite, j’étais plus fan de Cendrillon, et de Blanche Neige)

    • Je trouve qu’après la Belle et la Bête, Disney a pris un bon virage, faisant des princesses (c’est quand même leur fond de commerce, ils vont pas zapper ça) des filles fortes qui prennent leur vie en main. Mais bon, ils tentent quand même de nous faire croire au prince charmant !

  2. Je préfère toujours les anciens dessins animés de Walt. Le graphisme était plus épuré. Maintenant, avec le recul, quand je revois Blanche Neige, je trouve l’histoire et les images particulièrement violentes, même si la morale est toujours de mise…

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