Les voisins cons…

Je t’ai déjà parlé des voisins donneurs de leçon, j’ai aussi des voisins cons. Dans le classement des voisins irrespectueux, ils sont aussi très bien placés.

Je te fais le pitch.
Tous les mois environ, une association vient collecter des vêtements dans le quartier. Le mode de don est très simple : tu fouilles tes placards, tu plies des fringues propres, tu mets dans des sacs, tu déposes tes sacs dans le hall de l’immeuble le soir pour le lendemain, ils prennent les sacs et en font bon usage.
Rien de plus simple.
Sauf que mes voisins cons (dont j’ignore l’identité) se servent dans les sacs.
Grand bien leur fasse vas tu me dire. Soit. Sauf que ce que je mets à la disposition d’une association ne signifie pas que je jette mes vieilles nipes, et le fait qu’ils se servent me pose un souci. C’est peut être psychologique, mais j’ai l’impression qu’ils assimilent ce que nous donnons à des vêtements qu’on balance à la poubelle, sauf que non. Je ne jette pas, je donne. La démarche est différente pour moi.
Au delà de cette grande nuance, c’est aussi que la fouille archéologique dans la pile de sacs n’est faite n’importe comment. Du coup, les assoc’ récupèrent des fringues en vrac, sales car ont trainé par terre, et roulées en boule. Très classe. Je me dis toujours que les mecs doivent être désespérés de récupérer un pareil bordel !

Je trouve vraiment que c’est un profond manque de respect pour ceux qui se déplacent pour collecter les dons, et surtout pour ceux à qui ils sont destinés.
Ca m’exaspère.
Donc dans un grand élan de prose et de rage, j’ai mis un petit mot dans le hall rappelant à l’ordre les contrevenants et leur demandant de faire preuve d’un minimum de respect.

Ce matin, petit mot écrit sous ma lettre : « Quelle déception. Triste monde ! »
Cela résume bien mon désarroi…

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4 réflexions au sujet de « Les voisins cons… »

  1. Le respect…
    Ha qu’il était beau le temps jadis où chacun connaissait encore la définition de ce sublime mots.
    Je me souviens, en ce temps là les prairies fleurissait au printemps, la K-pop n’existait pas et le nombre de kikoolol sur terre était infime.

    Je pense que si le respect se perd c’est due au fait qu’on ne connais pas ses voisins justement. L’anonyma permet de mettre de coté tout état de conscience quand à son prochain puisqu’il protège des représailles. Pourquoi essayer de se faire bien voir d’une personne qu’on ne connais pas et dont on n’a rien envie de connaitre d’ailleurs ! Dans un petit village où tout le monde se connais (même si les coup-bas existe surement) ce genre de comportement que tu décris n’aurais jamais pu émerger.

    Et internet a aussi son rôle à jouer là dedans. DU respect sur la toile, j’en vois rarement. Les gens ont l’insulte facile et se croient tout permis bien en sécurité derrière leurs écrans (http://www.youtube.com/watch?v=lrdBOUbArR8&feature=related -> affligeant mais tellement drôle).

    Juste pour rire tu devrais toqué à leur porte histoire de faire connaissance. Quitte à être hypocrite, il serons peut-être un peut plus sociable ?

    Sinon, achète un katana… si vraiment…

    Matta ne !

    • J’aimerais croire que c’est le reste d’humanité en moi qui m’empêche de mettre « kung-fu fighting » à fond à 1h du mat’, hurlant le refrain, et tapant des pieds…
      Connerie oui. J’aimerais aussi parfois être un de ces poissons dans l’océan de l’indifférence , qui fait tout pour éviter ses congénères, mais je suis trop bien éduquée pour ignorer mon prochain (j’ai lu un article intelligent la dessus un jour -faudrait que je retrouve la source- selon lequel nous nous comportons comme des bancs de poissons, en groupe mais s’ignorant les uns les autres). Mais comme quoi on peut être une pétasse sans être un modèle d’égoïsme.
      Pourtant moi aussi j’ai en mon pouvoir de claquer ma porte d’entrée, discuter bien fort dans la cage d’escalier, faire migrer les pubs de ma boîte aux lettres au sol du hall, mettre mon vélo/ma poussette dans le passage pour que la mémé du 1er galère bien, faire hurler mon gosse sur le palier (j’en n’ai pas mais on peut m’en prêter un) et autres joyeusetés de bon voisinage. Et je peux aussi m’offusquer de ce qui me dérange moi dans mon monde parfait personnel (les travaux du voisin, le chien de la voisine, les jeunes qui parlent sur le trottoir d’en face) en continuant à emmerdouiller la communauté sans aucune gêne ni remord.
      Waou.
      Il fait rêver mon immeuble non ? Et je crois que c’est le lot de beaucoup de lieu utilisé en commun quand on n’a pas choisi ses colocataires. Le manque d’égard existe dans son chez soi, son quartier, au bureau, dans les transports… C’est un pouvoir universel.
      Quitte à être rebelle, je serai la dernière à dire bonjour et à me pousser pour laisser passer quelqu’un sur le trottoir étroit.

      Maiiiiiiiiiiis, je retiens l’idée du katana.
      (ou alors j’entraine mon si détesté chien à l’attaque. Détesté oui… ça fera le sujet d’un autre post tiens !)

      • Comme tu l’as dit, c’est partout pareille, à tel point qu’on pourrai croire qu’on habite tous dans la même résidence.
        J’ajouterais néanmoins (et histoire de rire un bon coup) à ta liste de désagréments :
        – la machine à laver qui se met en route à 4h du mat’ (pourquoi ?)
        – le réveille à la sonnerie qui à présent m’horripile qui sonne inutilement pendant au moins trente minutes (je dis au moins parce que en générale je suis dans le coltard à cette heure là) et qui sonne d’ailleurs même le dimanche (MAIS POURQUOI ?!)
        – les chiards qui courent dans l’appartement toute la matinée sans se faire engueuler par leurs parent (ont-ils seulement des parents ?)
        – et pour finir l’orgasme parfois un peu surjoué de la voisine du dessus vers 3h du matin… a la limite, ça, ça se contrôle pas, je pardonne.

        Je te rassure, tu n’es pas la seule bien élevé. Pour ma part je le suis même un peut trop. Preuve en est les nombreuses fois ou on me bouscule dans la rue et que c’est moi qui dis pardon, ou les fois où je trouve des pièces de deux euro et je demande comme un parfait idiot :
        – Monsieur, c’est à vous ?
        -…heu… ben… oui oui !
        Bien sur, ce n’était pas à lui, nous le savons tous.

        Mais au moins, dans la petite communauté des bien élevé qui respectent un tant soit peu autrui, nous nous réjouissons de plaisir simple, comme cette fois où quand j’ai dit bonjour à une personne dans la rue et qu’elle m’a répondu « bonjour à vous aussi »… quel moment émouvant…

        Je repasserai pour ton futur billet !

        Matta ne !

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